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  • ECOLE DES LANGUES POUR ADULTES

     
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  • LE CYCLE DES 12 JOURS

    Le cycle des douze jours
    6 janvier - l'EPIPHANIE
    Le roi de la fève et le "Roi boit"
    La tradition de la fève pourrait être d'origine païenne, héritage des saturnales romaines ouvrant l'année et commémorant du 17 au 24 décembre l'âge d'or du temps de Saturne et de son disciple Janus. Au cours de banquets restés fameux, un jeu désignait avec de vraies fèves un roi du festin qui avait toute liberté de parole. Si la chance s'était portée sur lui, le serviteur commandait à son maître et se faisait servir par lui.

    Dans son Traité du Roy-boit paru en 1670, Jean Deslyons - docteur en Sorbonne - s'élevait contre le paganisme du Roi de la fève et considérait la fameuse salutation Phoebe domine comme une invocation déguisée à la déesse lunaire Phoebé.
     
    Nicolas Barthélémy, avocat au Parlement, lui répondit qu'il fallait tout simplement prononcer Fabae domine : Seigneur, voici les fèves.

    Lors du souper de la vigile de l'Epiphanie, avant de se mettre à table, on tirait au sort un roi et, à chaque fois qu'il buvait, tous les convives l'acclamaient en criant : "le Roi boit". On passait la nuit à s'enivrer, danser et s'amuser à des jeux de hasard appelés "momon" à Saint Omer et "montine" à Arras.

    Chez les rois de France, on fêtait aussi les Rois ; le journal d'Henri III en 1578 relate qu'on faisait, la veille de la fête des Rois au souper , une Reine de la fève". La fête des Rois clôturait les réjouissances du cycle des douze jours qui préfiguraient le carnaval.
     
    Les douze jours sont clos
    C'est traditionnellement une période de renouveau, de grand nettoyage par l'eau. Cette eau bénite était conservée dans les maisons comme porte-bonheur.
    Les paysans emportaient souvent une poignée de céréales à l'église pour la plonger dans le baptistère et étendre cette bénédiction sur leurs récoltes. On disperse aussi des cendres de la bûche de Noël. On enlève les décorations de Noël. Les échanges de voeux doivent être terminés. On entre alors vraiment dans la nouvelle année, sous une nouvelle lumière.
    (source Entre médiéval et renaissance FB)

  • DON DE SANG A BEAUVECHAIN

    Commencez l’année par une bonne action : donnez votre sang !
    En 2026, offrez un peu de votre temps pour sauver des vies.
    Ces Mardi 6 janvier 2026 et  20 janvier 2026 de 16h00 à 19h30
    On vous attend " Salle du Vert Galant" – Place communale, 5 à Beauvechain
     Inscrivez-vous dès maintenant : donneurdesang.be
    Chaque don compte. Merci pour votre solidarité

  • LES ROIS MAGES...

    Les offrandes des rois mages et et la question des monnaies arabo-musulmanes sur les verrières du XIIIe siècle de Chartres
     
    Jacques de Voragine (vers 1228-1298), archevêque et chroniqueur italien, raconte dans son célèbre ouvrage, La Légende dorée, l'arrivée de ces mages à Bethléem : « Après être entrés dans la petite demeure et avoir vu l'enfant avec la mère, ils s'agenouillèrent et, l'un après l'autre, ils lui offrirent leurs présents : l'or, l'encens et la myrrhe. »
     
    Ce sont d'ailleurs ces trois présents qui, vraisemblablement, auraient fixé le nombre des mages à trois. Après leur avoir donné des noms, la tradition précise qu'ils représentent les trois âges de la vie à partir du XIIe siècle. Le premier, Melchior, était un vieillard à cheveux blancs et à la longue barbe ; le second, Balthazar, barbu, représentait l'âge adulte ; le troisième, Gaspard, était jeune et imberbe.
    (Ce n'est qu'au XVe siècle que l'on fait venir les mages des trois continents connus : Melchior à la peau blanche représente l'Europe, Balthazar à la peau noire l'Afrique, Gaspard à la peau "rouge", l'Asie.)
     
    Plus loin, Jacques de Voragine continue en s'interrogeant sur la symbolique de ces offrandes : « Les raisons en sont nombreuses... L'or convient au tribut, l'encens (substance résineuse aromatique qui brûle en répandant une odeur pénétrante) au sacrifice, la myrrhe (gomme-résine aromatique fournie par le balsamier qui servait à embaumer les morts dans l'Antiquité ) à la sépulture des morts. Par ces trois présents furent proclamés dans le Christ, la puissance royale, la majesté divine et la mortalité humaine."
     
    Or, sur la verrière centrale de la cathédrale de Chartres, l'Enfance et la Vie du Christ, chacun des Mages apporte une pièce d'or. Pour comprendre cette représentation, il faut se référer alors à l'évangile apocryphe du Pseudo-Matthieu.
    En outre, ce ne sont pas de simples disques "simulant des lettres arabes", mais de véritables dinars arabes, et plus exactement des dinars Almoravides de la première moitié du XIIe siècle frappés en Espagne, ce qui correspond à la date de la réalisation de cette verrière.
     
    La première pièce tenue par Melchior, cassée puis mal remontée, et la seconde par Balthazar présentent sans conteste sur l'avers des caractères arabes que l'on peut déchiffrer, même s'ils ont été reproduits à l'envers, comme s'ils avaient été lus dans un miroir.
    Il semblerait donc que le même dinar ait servi de modèle pour les trois pièces représentées.
     
    Les "patrons" des maîtres-verriers
    On sait qu'au Moyen Âge, le maître verrier traçait à la mine de plomb sur une grande table en bois blanchie à la chaux le dessin exact à exécuter et à grandeur du vitrail ; on a eu la chance de découvrir une table de ce type datant du XIVe siècle dans la cathédrale de Gérone en Espagne.
    Dès le XIIe siècle, on utilisait des "patrons", c'est-à-dire les mêmes dessins pour plusieurs panneaux. Le moine allemand Théophile (1070-1125), auteur du Schedula diversum artium, décrivait avec précision ces méthodes dans son ouvrage consacré aux techniques de l'art, dont l'art du vitrail. Ce procédé a certainement été utilisé pour reproduire les trois pièces.
     
    Au moment où les vitraux de Chartres sont réalisés (vers 1205–1240), l’Occident ne frappe presque plus d’or. L’or qui circule vient d’Afrique de l’Ouest via les routes transsahariennes, du monde musulman (dinar omeyyade, puis abbasside, puis fatimide).
    Pour un artiste médiéval, une pièce d’or “réaliste” est donc une pièce musulmane.
    Ainsi, représenter les Mages offrant des dinars, c’est simplement représenter de l’or véritable, tel qu’on le connaissait. Les artistes chartrains utilisent des modèles de monnaies qu’ils connaissent : l’or du monde musulman, seul or véritable en circulation.
    Les motifs “arabes” ne sont pas une profession de foi islamique, mais une stylisation de monnaies orientales.
    (source Entre médiéval et renaissance FB)

  • LES ORIGINES DE LA FRANGIPANE DE LA GALETTE DES ROIS


    La frangipane, ce mélange de crème d'amandes et de crème pâtissière qui garnit la pâte feuilletée de nos galettes des rois, doit son nom à une grande famille de la péninsule italienne, les Frangipani.
    Ces derniers avaient acquis ce patronyme à la suite ; d'un acte généreux, accompli ; en 1014 : lors d'une famine, ils n'avaient pas hésité à « rompre leur pain » -frangere panem en latin - et à le distribuer aux nécessiteux de Rome.
    Près de cinq siècles plus tard, un certain Mutio Frangipani, botaniste distingué, découvre sur l'île antillaise d'Antigua un arbuste dont les fleurs répandent une délicieuse odeur et auquel on donnera ultérieurement le nom de... frangipanier.
    Le savant a un petit-fils, prénommé Pompeo, parfumeur à Paris. Pour masquer la forte odeur de cuir que dégageaient à l'époque les gants et les souliers, il crée une poudre à base d'amandes amères écrasées. Ses gants « à la frangipane » font fureur... Ce succès aurait donné à un pâtissier (resté anonyme) l'idée de confectionner une crème à base d'amandes, « notre » frangipane.
    L'origine de cette douceur a également fait l'objet d'une jolie fable - mais inventée de toutes pièces - mettant en scène (une fois de plus !) la jeune Catherine de Médicis : la recette de cette crème frangipane lui aurait été donnée en cadeau de mariage par le comte Cesare Frangipani.

    Les amandes entrent dans la préparation de la célèbre crème frangipane (récolte des amandes douces, enluminure du "Tacuinum sanitatis", manuscrit du XVe siècle). BnF, Manuscrits occidentaux, Latin 9333, f° 15v.
    (Entre médiéval et renaissance FB)