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  • Comment faisait-on la lessive avant l'invention de la machine à laver ?

    Autrefois, le linge était lavé à la main et impeccablement repassé. Il n'y avait pas de machine à laver, pas de lessive industrielle, pas de centrale vapeur, sans compter que le linge était fait de matières plus lourdes et plus rigides, comme le gros coton qui constituait les draps. Mais comment faisaient nos anciens ?
    Ce sont les femmes qui étaient chargées de l'entretien de la maison, et donc du linge. Cela comprenait les vêtements des membres de la famille ceux de tous les jours ou pour une occasion spéciale (comme le costume et la chemise pour les hommes de la ville, les sur-blouses pour les ménagères, les langes en tissu pour les bébés, les serviettes périodiques en tissu pour les femmes...) et le linge de maison.
    Pour obtenir une propreté parfaite sans machine à laver, il fallait utiliser l'huile de coude et faire bouillir le linge, ce qui était plus facile qu'aujourd'hui car les textiles plus grossiers étaient, de fait, plus résistants aux hautes températures et autre brossage intensif
    Les ustensiles pour la lessive jusqu'aux années 60
    Pour faire bouillir le linge, on utilisait une lessiveuse posée sur un coin de la cuisinière. L'eau bouillante remontait par un tuyau central, et était ainsi envoyée sur le linge sous forme de jet, en forme de champignon. Il fallait alors tourner le linge régulièrement afin que la température reste homogène et que tout le linge trempe, tout en faisant attention aux projections pour ne pas se brûler.
    Ensuite, on transférait le linge dans un baquet à l'aide d'une pince en bois. Puis on frottait chaque pièce de linge sur une planche à l'aide d'une brosse en chiendent. Une fois propre, il fallait le rinçait à l'eau claire dans le baquet.
    Pour finir, on essorait chaque vêtement à la main, avant de l'étendre si possible au soleil ou sinon en intérieur sur un fil, par exemple au grenier ou au dernier étage dans les immeubles. Pour essorer les draps et les nappes, il fallait être à deux pour les tordre.
    Une méthode différente à la campagne
    Dans les campagnes, où il n'y avait bien souvent pas l'eau courante, ce travail se faisait directement à la rivière. Le linge était entassé sur une brouette.
    On emportait aussi ce que l'on nommait un carrosse, sorte de boîte de bois dans laquelle la lavandière s'agenouillait pour ne pas mouiller sa robe et au fond duquel elle pouvait mettre de la paille ou toute chose propre à lui protéger les genoux. Elle frottait ainsi le linge sur la planche posée devant elle dans l'eau froide par tous les temps.
    Il y avait également la brosse et le savon de Marseille, les compagnons indispensables, avec lesquels on lavait aussi bien le linge que la maison.
    Une fois le linge lavé, rincé, et essoré, la ménagère le reposait dans la brouette avec son matériel et remontait la rive pour rentrer chez elle. La brouette était alors beaucoup plus lourde avec le linge mouillé et les abords de rivières n'étaient que rarement aménagés. Il ne restait plus qu'à l'étendre pour qu'il sèche.
    Comment repassait-on avant le fer à repasser électrique ?
    Après le lavage, il fallait aussi repasser le linge. Avant le fer à repasser électrique, il y avait un fer en fonte, lourd, massif, de forme triangulaire que l'on posait sur le poêle ou la cuisinière pour le faire chauffer avant de le manipuler avec une manique ou une pièce de tissu pour pouvoir le faire « glisser » sur le vêtement ou le drap.
    Il n'était nullement question de mettre de la vapeur mais on gardait à portée de main un bol d'eau, où l'on trempait sa main pour faire couler des gouttes sur le tissu avant le passage du fer.
    Pour un linge impeccable, comme les chemises ou les vêtements du dimanche, on utilisait une "patte-mouille" (un bout de tissu mouillé que l'on posait directement sur le linge avant de le repasser).
    Enfin, pour les cols et les poignets de chemise qui devaient être bien raides, on trempait la patte-mouille dans un bol d'eau amidonnée.
    Des progrès jusqu'à la démocratisation des appareils électriques
    Les outils ont rapidement évolué avec les progrès technologiques
    D'abord avec l'essoreuse, qui, posée au bord du baquet permettait de passer le linge entre deux rouleaux grâce à une manivelle afin de retirer le plus gros de l'eau dans le linge. Puis avec les premières machines à laver manuelles, le linge était tourné entre des rouleaux grâce à une manivelle.
    Le fer à repasser et la machine à laver électriques ont ensuite été inventés à la fin du XIXe et début XXe, mais ne se sont vraiment démocratisés qu'avec l'électricité dans les années 60.
    De nombreux métiers autour de la lessive
    De nombreux métiers existaient autour de cette activité. Une personne s'occupait des lavoirs en ville où les ménagères apportaient leur linge la veille, elle le faisait bouillir dans de grandes marmites sur un grand poêle. Les blanchisseuses, elles, faisaient les lessives pour les commerçants ou dans les maisons bourgeoises.
    Les repasseuses travaillaient également pour ceux qui n'avaient pas le temps ou préféraient déléguer. Elles disposaient du fer standard, mais aussi d'un fer à tuyauter qui ressemblait au fer à lisser les cheveux actuel, en forme de pince. Il servait à mettre en forme les dentelles ou les coiffes des religieuses par exemple. Elles utilisaient aussi le fer à glacer pour lustrer les plastrons des hommes par exemple. Il y en avait de différentes tailles. Avec l'arrivée de la machine à laver, ces métiers ont disparu ou se sont réinventés.
    (extrait de Métiers d'autrefois)

  • BIENVENUE AU MOIS D'AOÛT

    Certains sont partis en vacances, d'autres travaillent dans les champs...
    En août, la moisson bat son plein !
    Cette enluminure du XVIe siècle montre l'occupation principale des paysans au mois d’août. La période de la moisson est primordiale car la population vit essentiellement de céréales. Mauvaise récolte est synonyme de famine.
    Plusieurs paysans sont assis sur l’herbe au premier plan, et prennent une pause bien méritée. Devant eux se trouvent leurs outils : les faux et le pic ou le bâton utilisé pour soulever, séparer et maintenir les pointes de blé ensemble.
    Le paysan derrière eux coupant les céréales porte à la ceinture une ficelle pour attacher les gerbes et une pierre pour aiguiser sa lame.
    Le champ semé est délimité par une clôture faite de cannes en osier tissées autour de piquets enfoncés dans le sol, c'est un plessis.
    Sur la gauche, séparé par un canal ou une rivière peuplée de cygnes et un petit pont, chemine une charrette tirée par des chevaux chargée de gerbes de paille.
    Dans le fond de la composition on aperçoit un grand bâtiment en forme de forteresse et une église qui contrastent avec les bâtiments ruraux d'en face.
    La dureté du travail agricole, sous le soleil implacable, est représentée par le personnage du paysan, voûté avec une faux à la main ; au premier plan, une femme apporte de la nourriture et de la boisson aux ouvriers.
    La chaleur excessive et le besoin de rafraîchissement sont représentés par des objets tels que la cruche d’eau et le bol.
    C'était hier ...
    (

  • APPEL A LA SOLIDARITE

    Aidez-nous à continuer à livrer l'essentiel !
    Chaque jour, la Croix-Rouge dans le Brabant Wallon livre du matériel paramédical indispensable à des personnes malades, âgées ou en perte d'autonomie : lits médicalisés, fauteuils roulants, fauteuils relax, aides techniques… En 2025, près de 1600 foyers ont bénéficié d'un soutien matériel de ce type.
    Notre camionnette actuelle arrive aujourd'hui en fin de vie. Pour continuer à assurer ce service essentiel dans tout le Brabant wallon, nous avons besoin d'un nouveau véhicule, plus fiable et plus adapté.
     En faisant un don, vous nous aidez à continuer à apporter rapidement le matériel dont nos bénéficiaires ont besoin pour rester chez eux, dans des conditions dignes et sécurisées.
     Chaque contribution compte, quel que soit son montant.
     Faites un don ,  Aidez-nous à financer notre camionnette
    Merci pour votre solidarité ! 
     

  • QUAND LA HOTTE ETAIT UTILE

    Le portage à la hotte
    Dans nos campagnes, avant l'arrivée des poussettes et des chemins asphaltés, la hotte de dos n'avait rien d'un objet pittoresque. C'était un outil de travail brut, indispensable à la survie quotidienne. Pour une femme du peuple, le portage de l'enfant ne relevait pas d'un choix éducatif ou d'une promenade contemplative : il s'agissait d'aligner les gestes de la journée couper le bois, ramasser les tubercules, porter l'eau sans abandonner le petit à lui-même.
     
    Fabriquée par le vannier du canton ou façonnée à la maison pendant l'hiver, la hotte reposait sur une structure en bois fendu, le plus souvent du châtaignier ou du noisetier, choisi pour sa rigidité incassable et sa résistance à l'humidité. Le corps du panier était tressé en osier vert ou brut des brins de saule non écorcés, plus rustique, plus lourd, mais infiniment plus solide que l'osier blanc décoratif. Le fond, plat et renforcé par des lattes de bois croisées, offrait une surface stable où l'enfant pouvait se tenir debout, calé par la hauteur des parois tressées qui lui arrivaient au niveau du torse.
    Pour la porteuse, le poids de l'enfant s'ajoutait à la fatigue du corps. Les sangles, taillées dans du cuir de vachette épais ou tressées dans du chanvre rude, sciaient les épaules malgré les morceaux de chiffon usé ou de laine glissés dessous pour amortir la pression. Le centre de gravité étant déporté vers l'arrière, la marche imposait de pencher le buste en avant, le pas lourd, appuyé sur le sol.
    À l'intérieur de la cage d'osier, l'enfant subissait chaque à-coup de la marche et les secousses du terrain. Mais placé à cette hauteur, il échappait à la poussière du sol, aux piqûres des insectes et aux bêtes. Surtout, il était aux premières loges du travail des adultes : il voyait les mains de sa mère s'activer, entendait son souffle court et apprenait, par simple imprégnation, le rythme de la vie rurale.
     
    L'eau du puits et la bassine en zinc
    Après dix heures à trimer, la hotte posée par terre ne signait pas la fin du travail. Les épaules encrassées de sueur, la corde des sangles encore imprimée dans la chair, il fallait aller droit au puits. On faisait tourner la manivelle de fer, le seau montait en raclant la pierre mouillée, et on le vidait dans la grande bassine en acier, installée à l'intérieur de la maison, sur le sol du foyer.
    On attrapait le petit par sous les bras pour le sortir de sa cage d'osier. Ses jambes étaient moites, collées par la poussière des chemins et la crasse de la journée. On le descendait doucement pour l'asseoir au fond de la bassine d'acier. L'eau fraîche glissait sur sa peau et lui tirait un petit frisson au premier contact. Pas de savon parfumé ni de serviette douce : un morceau de savon de Marseille jaune, dur comme du bois, qu'on frottait sur un vieux bout de toile à sac.
    On nettoyait énergiquement. Le visage, le cou où la poussière s'était logée dans les plis, les genoux gris de terre. Le petit gigotait, l'eau giclait sur la pièce, mais le geste devait être vite fait pour ne pas qu'il attrape froid. En deux minutes, l'eau devenait grise et opaque. On le hissait hors de la bassine d'acier, un coup de chiffon rêche pour l'essuyer brusquement, et c'était fini. Le petit était propre, prêt pour la soupe, et la journée pouvait enfin s'éteindre.
    (ext La vie et les métiers d'autrefois)

  • REOUVERTURE DU "PÊLE-MÊLE" A RAMILLIES

    Le magasin de seconde main du CPAS de Ramillies rouvre ses portes le mardi 4 août ! 
     Vous cherchez des vêtements et accessoires à petits prix ?
     Vous souhaitez donner une seconde vie à des vêtements encore en bon état ?
     Pêle-Mêle, c’est un espace solidaire et accessible où chaque vêtement peut continuer son histoire.
    Venez découvrir notre nouvel espace et profiter d’un large choix de vêtements et accessoires de seconde main pour enfants et adultes, à prix accessibles.
     Où nous trouver ? Avenue des Déportés, 48 à 1367 Ramillies
     Dans le nouveau bâtiment communal, entre la Commune et le CPAS.
     Horaires d’ouverture :
    • Lundi : 13h00 – 16h00
    • Mardi : 13h00 – 16h00
    • Mercredi : 9h00 – 11h00 et 13h00 – 16h00
    • Jeudi : 13h00 – 16h00
    • Vendredi : 13h00 – 16h00
     Information pratique :
    Pour le moment, seul le paiement en espèces (« cash ») est accepté.
    Un système de paiement par QR code sera mis en place prochainement.
     Découvrez en photos notre nouvel espace et venez nous rendre visite dès le mardi 04 août !

  • TRAVAUX DE REVÊTEMENT DE LA RN29 A JODOIGNE

     
     N29 – Renouvellement des revêtements à Jodoigne
    À partir du 5 août, un chantier de renouvellement des revêtements débutera sur la N29 à Jodoigne, entre le giratoire du contournement et la rue de la Villa Romaine. 
     Afin de limiter l’impact sur la circulation, les travaux seront réalisés en plusieurs phases :
     Du 5 au 12 août, la N29 sera fermée entre la rue du Soldat Larivière et la N240/avenue des Combattants. Une déviation sera mise en place.
     Du 5 au 21 août, la circulation sur la N29 entre la N222/rue de Piétrain et la rue de la Villa Romaine sera maintenue uniquement en direction de Tirlemont, avec une vitesse limitée à 30 km/h.
     Une déviation spécifique sera prévue pour les poids lourds de plus de 3,5 tonnes.
     Les voies seront ensuite rouvertes. Une dernière phase de travaux sera programmée ultérieurement sur le tronçon compris entre le contournement de Jodoigne et la rue du Soldat Larivière, après la réalisation d’interventions préalables sur les réseaux d’impétrants.
    Toutes infos sur :  https://sofico.org/.../260714-n29-revetements-jodoigne-cp..

  • Cela s’est passé un 1er août…

    Il fait chaud en ce premier août 1391. Trop chaud peut-être. Le comte de Foix et vicomte de Béarn Gaston III (Gaston dit Fébus) rentre de la chasse. Il fait halte à l’Hôpital d’Orion. Alors qu’il se lave les mains avant de prendre son repas, il s’écroule, victime d’une crise d’apoplexie. Cette mort foudroyante frappe les esprits. Le vicomte avait 60 ans, un âge plus que vénérable à l’époque, mais sa vitalité ne laissait pas présager l’événement. Avec lui disparaît l’un des grands princes de l'Occident du XIVe siècle. Vicomte de Béarn depuis 1343, c'est un vaillant chevalier, un redoutable chasseur, un prince fastueux qui entretient une cour renommée à Orthez, un fin politique et un lettré, grand amateur de livres et auteur d’un Livre de la chasse, promis à une riche postérité. En plein cœur de la guerre de Cent ans, il a réussi le tour de force de préserver de tout conflit ses états et d’en conserver l’unité et l’intégrité, malgré la pression des trois puissants royaumes voisins, la France, l’Aragon et l’Angleterre. Il échoue toutefois à accomplir son plus « grand dessein », constituer un seul territoire de Pau jusqu’à Foix.
     
    Sa disparition brutale vient bouleverser le jeu politique. C’est que Gaston III meurt sans fils légitime… Il a bien conclu, un an auparavant, un traité avec le roi de France Charles VI, le reconnaissant comme son héritier en échange de la Bigorre et de 100 000 francs d'or. Mais aussitôt après sa mort, cour des Nobles et cour des Communautés de Béarn se réunissent sous le nom d'Etats de Béarn, désavouent ce traité, écartent Charles VI et choisissent pour nouveau vicomte, un jeune cousin du défunt, Mathieu de Castelbon, issu de la branche catalane des comtes de Foix.
     
    Gaston III de Foix-Béarn restera à jamais pour la postérité, Gaston Fébus, en référence au dieu de la mythologie grecque, un « comte-soleil » à la personnalité et au destin romanesques.
    (Entre médiéval et renaissance )

  • Cela s’est passé un 1er août…

    Il fait chaud en ce premier août 1391. Trop chaud peut-être. Le comte de Foix et vicomte de Béarn Gaston III (Gaston dit Fébus) rentre de la chasse. Il fait halte à l’Hôpital d’Orion. Alors qu’il se lave les mains avant de prendre son repas, il s’écroule, victime d’une crise d’apoplexie. Cette mort foudroyante frappe les esprits. Le vicomte avait 60 ans, un âge plus que vénérable à l’époque, mais sa vitalité ne laissait pas présager l’événement. Avec lui disparaît l’un des grands princes de l'Occident du XIVe siècle. Vicomte de Béarn depuis 1343, c'est un vaillant chevalier, un redoutable chasseur, un prince fastueux qui entretient une cour renommée à Orthez, un fin politique et un lettré, grand amateur de livres et auteur d’un Livre de la chasse, promis à une riche postérité. En plein cœur de la guerre de Cent ans, il a réussi le tour de force de préserver de tout conflit ses états et d’en conserver l’unité et l’intégrité, malgré la pression des trois puissants royaumes voisins, la France, l’Aragon et l’Angleterre. Il échoue toutefois à accomplir son plus « grand dessein », constituer un seul territoire de Pau jusqu’à Foix.
     
    Sa disparition brutale vient bouleverser le jeu politique. C’est que Gaston III meurt sans fils légitime… Il a bien conclu, un an auparavant, un traité avec le roi de France Charles VI, le reconnaissant comme son héritier en échange de la Bigorre et de 100 000 francs d'or. Mais aussitôt après sa mort, cour des Nobles et cour des Communautés de Béarn se réunissent sous le nom d'Etats de Béarn, désavouent ce traité, écartent Charles VI et choisissent pour nouveau vicomte, un jeune cousin du défunt, Mathieu de Castelbon, issu de la branche catalane des comtes de Foix.
     
    Gaston III de Foix-Béarn restera à jamais pour la postérité, Gaston Fébus, en référence au dieu de la mythologie grecque, un « comte-soleil » à la personnalité et au destin romanesques.
    (Entre médiéval et renaissance )

  • Le saviez-vous ? Les sous-vêtements noirs n’ont pas toujours existé !

    Puisque nous avons vu le noir, intéressons-nous maintenant au blanc, qui évoque, dans la culture occidentale, la pureté, la virginité et la propreté. Cette association est ancienne et profondément ancrée dans les imaginaires occidentaux, notamment sous l’influence de la tradition chrétienne, où le blanc est souvent associé à la lumière, à l’innocence et à la spiritualité.
    Avant les années 1930, les textiles en contact direct avec la peau, comme les sous-vêtements, les chemises ou les draps, étaient généralement blancs, pour des raisons à la fois symboliques et pratiques il était donc inutile de chercher des sous-vêtements noir le blanc permettait en effet de mieux repérer les traces de saleté et témoignait ainsi de l’attention portée à l’hygiène. Il était également plus facile de blanchir les tissus blancs en les lavant, en les faisant bouillir ou en les exposant au soleil.
    À l’inverse, les étoffes colorées étaient autrefois plus difficiles à entretenir, car les teintures pouvaient perdre de leur intensité au fil des lavages. Le blanc s’est donc progressivement imposé comme la couleur de référence pour le linge de corps et le linge de maison. Avec les progrès de l’industrie textile, l’apparition de nouvelles teintures et l’évolution des pratiques d’hygiène au cours du XXᵉ siècle, les couleurs ont peu à peu investi ces domaines.
    Le blanc reste néanmoins fortement associé à la propreté et à l’hygiène. C’est pourquoi on le retrouve encore aujourd’hui dans de nombreux univers liés au soin et à la santé, comme les blouses médicales, les draps ou les serviettes. Il est ainsi devenu une couleur ambivalente : à la fois symbole de pureté et de perfection, mais aussi marqueur visuel de la propreté et de l’ordre.
    (source La vie et les métiers d'autrefois)