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BW-EST INFOS

  • La noblesse de la « lutte » : quand le jeu de balle refusait d'être un simple match

    Parmi tous les sports qui façonnent la mémoire de nos places villageoises, le jeu de balle occupe une place à part. Non seulement par le claquement sec de la pelote contre le gant ou l'élégance du livreur au tamis, mais aussi par les mots qu'il a su préserver. Là où le monde moderne impose désormais des « matchs », des « rencontres » ou des « confrontations », le jeu de balle a longtemps maintenu, avec une fière obstination, le terme de « lutte ».

    Ce choix de vocabulaire n'est ni un hasard, ni une coquetterie de langage. Il dit l'essence même de ce jeu de paume séculaire.

    L'empreinte du terroir et de l'effort

    Parler de « lutte », c'est d'abord ancrer le jeu dans une tradition où l'effort physique ne se mesurait pas au chronomètre, mais à l'endurance des hommes. Avant que le vocabulaire anglo-saxon ne vienne uniformiser la chronique sportive à coups de matchs et de tie-breaks, la langue populaire qualifiait les choses avec la vérité du terrain.

    Sur le ballodrome — souvent la grand-place du village, pavée, vivante, bordée de cafés et de spectateurs venus nombreux, deux équipes ne venaient pas simplement disputer une partie. Elles entraient en lutte. L'expression véhiculait une dimension héroïque, presque épique, où s'affrontaient non seulement des qualités techniques, mais des caractères, des villages et des réputations.

    La conquête du sol : une guerre de position

    Si le terme « lutte » colle si parfaitement au jeu de balle, c'est aussi en raison de sa dynamique propre. La balle pelote est l'un des rares jeux où la géographie du terrain bouge en permanence sous la pression des joueurs.

    Chaque « chasse » posée est une frontière temporaire, un drapeau planté dans le sol qu'il faudra défendre ou reconquérir. On lutte pour chaque mètre de pavé, pour repousser la pelote au plus loin, pour forcer l'adversaire à céder du terrain. C'est une guerre d'usure et de précision, où le sens du placement et la force du bras comptent autant que la ruse tactique.

    Le récit des retournements impossibles

    Un match moderne est souvent une affaire de statistiques et d'horloge. Une lutte de jeu de balle, elle, est un récit. Parce qu'il n'y a pas de limite de temps, la défaite n'est définitive que lorsque le dernier point de la dernière chasse est inscrit.

    Qui a connu les après-midi de jeu de balle,  se souvient de ces luttes mémorables où une équipe, que l'on croyait résignée et écrasée par le score, retrouvait soudain son souffle. Un changement de livreur, deux chasses bien défendues, le vent qui tourne, le public qui se prend au jeu... et la partie bascule. Le mot « lutte » prend alors tout son sens : il raconte la résistance, le refus d'abdiquer et la capacité à renverser un destin qui semblait scellé.

    Un patrimoine verbal à préserver

    Aujourd'hui, alors que le terme « match » s'est glissé dans la bouche des jeunes générations et dans les comptes rendus rapides, le mot « lutte » résiste encore dans les discussions de comptoir, le long du rectangle blanc, et sous la plume des chroniqueurs attachés au patrimoine.

    Conserver ce mot, ce n'est pas faire preuve d'une nostalgie stérile. C'est se souvenir que le jeu de balle n'a jamais été un simple divertissement codifié, mais une aventure collective où l'effort, le territoire et l'honneur du clocher se disputaient à la force du poignet. Certains mots méritent de ne pas mourir, parce qu'aucun autre ne sait exprimer avec autant de justesse la beauté d'un dimanche sur le ballodrome.

    (source : divers sujets - musée du jeu de balle de Ath) ( original d'une photo de Laurent Bonniver Ballodrome d'Etterbeek Union issu des archives du Musée de la balle pelote)

    Jean Flamme

     

  • ÊTRE SORTI DE LA CUISSE DE JUPITER ...

    Dans la mythologie grecque, un seul dieu est né de la cuisse de Zeus (Jupiter) : Dionysos (ou Bacchus).
     
    Pourquoi Dionysos est-il né de la cuisse de Jupiter ?
     
    Selon le mythe, Dionysos est d’abord conçu par Sémélé, une mortelle aimée de Zeus. Héra, jalouse, pousse Sémélé à demander à Zeus de se montrer dans toute sa puissance divine. Zeus accepte, et Sémélé est aussitôt foudroyée, incapable de supporter la vision du dieu.
    Mais l’enfant qu’elle portait n’est pas perdu : Zeus récupère le fœtus et le coud dans sa cuisse pour qu’il termine sa gestation.
    De là vient l’expression : « né de la cuisse de Jupiter ».
     
    La naissance de Dionysos possède une portée symbolique profonde. Le fait qu’il soit arraché au ventre de sa mère Sémélé, puis recousu dans la cuisse de Zeus, signifie qu’il est un être double, à la frontière du mortel et du divin. Sa première gestation, humaine, est interrompue par la violence du sacré ; sa seconde gestation, dans le corps du dieu, lui confère une nature immortelle.
     
    Dionysos devient ainsi le symbole de la renaissance, de la transformation, et de la vie qui survit à la destruction. Être « né deux fois » fait de lui le dieu des passages, des métamorphoses, de l’excès vital qui traverse les limites et les réinvente. Sa naissance hors des voies naturelles — dans la cuisse d’un dieu — exprime aussi l’idée que la vie peut surgir là où rien ne l’attend, qu’elle déborde les formes établies et qu’elle se régénère en dépit des ruptures.
     
    Le mythe complet raconte que Sémélé, aimée de Zeus, est manipulée par Héra, jalouse, qui l’incite à demander à Zeus de se montrer dans toute sa puissance. Zeus, lié par son serment, apparaît dans son éclat divin, et Sémélé est foudroyée, incapable de supporter la vision. Zeus sauve alors l’enfant qu’elle portait, encore inachevé, et le coud dans sa cuisse pour qu’il termine sa croissance. Lorsque le terme arrive, il ouvre sa chair et met au monde Dionysos, désormais pleinement divin. Mais Héra poursuit sa vengeance : elle pousse les Titans à déchirer l’enfant en morceaux. Zeus les foudroie, récupère les restes, et Dionysos renaît une seconde fois, cette fois définitivement. Cette succession de morts et de renaissances fait de lui un dieu qui connaît l’épreuve, la fragmentation, la perte, et qui en ressort toujours transformé.
     
     
    Ainsi, la naissance de Dionysos n’est pas seulement un épisode mythologique : c’est une méditation sur la puissance du vivant, sur la fragilité des formes, et sur la capacité de la vie à se réinventer après la destruction. Dionysos est le dieu qui montre que rien n’est jamais définitivement perdu, que l’identité peut se reconstruire, et que la vie, même brisée, trouve toujours un chemin pour revenir.
     
    Le théâtre naît précisément pour mettre en scène ces passages, ces fractures, ces métamorphoses. Les Grecs voyaient dans la vie de Dionysos une vérité dramatique : l’existence humaine est faite de ruptures, de pertes, de reconstructions, de identités multiples. Le théâtre devient alors l’espace où ces tensions peuvent être montrées, explorées, comprises.
    Les fêtes dionysiaques, où l’on chantait et rejouait ses mythes, ont donné naissance aux premières formes de représentation. Mais plus profondément, Dionysos incarne le masque, la transformation, l’extase qui permet de devenir autre.
    Enfin, Dionysos est le dieu qui libère les émotions refoulées, qui fait surgir ce que la société cache. Le théâtre, héritier direct de son culte, devient le lieu où la communauté peut regarder ses propres contradictions, ses peurs, ses désirs, ses violences, sans se détruire.
    (Entre médiéval et renaissance)

  • 4e EDITION DE LA JOURNEE DES FAMILLES A JODOIGNE

    Vous l’attendiez avec impatience ? NOUS AUSSI !
     La Journée des Familles revient pour sa 4ème édition !
     Nouveauté cette année : le Village des Associations se joindra à nous !
     Samedi 29 août 2026  De 10h à 16h au  Hall des sports de la Plaine de la Gadale – Jodoigne
     Une journée festive pour découvrir les activités sportives, artistiques, culturelles et récréatives proposées aux enfants par les clubs et associations locales !
     De quoi faire le plein d’idées pour les loisirs de vos enfants et vivre un chouette moment en famille !
     Entrée gratuite
     Animations et démonstrations
     Informations et inscriptions sur place
     Rencontres, découvertes et bonne humeur garanties !
     Nous vous attendons nombreux pour faire le plein de fun, de rencontres et de bonnes idées pour l'année à venir !
    Une organisation de l' ATL Jodoigne

  • STAGE FOLON

     Tentez de remporter votre place pour un stage d'aquarelle «Carnets de voyage» au cœur du parc Solvay au musée Fondation Folon
     Guidés par un artiste aquarelliste, découvrez les paysages bucoliques et captez-en les instants à l’aquarelle pour créer un carnet de voyage unique, entre observation, émotion et poésie.
    Pour jouer, rendez-vous sur : www.brabantwallon.be/concours.
    Bonne chance à tous ! 
     

  • Un détail discret chargé de plus de sept siècles d'histoire…à Mélin

    En franchissant le porche de l'église Notre Dame de la Visitation à Mélin , prenez le temps de lever les yeux et de regarder les murs.
    A ce jour , 58 petites pierres blanches y sont scellées, portant les noms des curés et des vicaires qui se sont succédé au service de la paroisse depuis 1290.
    Ces modestes inscriptions constituent une véritable mémoire de la communauté. Elles rappellent la continuité de la vie paroissiale à travers les siècles et rendent hommage à ceux qui ont accompagné les habitants dans les moments importants de leur existence : baptêmes, mariages, funérailles et célébrations.
     Lors de votre prochaine visite, ne manquez pas ce témoignage discret mais précieux de notre patrimoine local.
    Cercle Historique de Jodoigne-Local sous la Bibliothèque-Château Pastur.
    (Texte et photo Cercle hustorique de Jodoigne)

  • BALADE DES ANCÊTRES A BEAUVECHAIN

    Balade Ancêtre de Beauvechain vous donne rendez-vous le dimanche 23 août pour une magnifique balade placée sous le signe de la convivialité et de la découverte.

    Départ : Automobile Saey à Beauvechain.

    Notre itinéraire nous conduira jusqu'au Musée de l'Afrique centrale à Tervuren, où nous ferons la halte de midi. Le dîner sera servi par la Maison Van Dijck, avant de profiter d'une visite du musée.

    En fin d'après-midi, nous reprendrons la route pour un retour à Beauvechain.

    Ce Dimanche 23 août au Départ : Automobile Saey – Beauvechain

    Dîner : Maison Van Dijck

    Visite : Musée de l'Afrique centrale de Tervuren

    Inscrivez-vous dès maintenant via le lien suivant : https://forms.gle/Pue21cvyWkuLcBUA7

    Nous espérons vous retrouver nombreux pour partager cette belle journée entre passionnés de véhicules anciens !

  • Loisirs Visite, balade Visite, balade (Flandres) Balade guidée à la rencontre de la grande biodiversité à Nethen (nouvelles parcelles)

    En plein cœur du mois d’août, les nouvelles parcelles du Pré Saint‐Jean à Néthen foisonnent de vie : papillons colorés, criquets et sauterelles, libellules et demoiselles, abeilles et bourdons, coléoptères... Les roseaux, joncs et plantes des zones humides abritent une foule d’insectes, mais aussi beaucoup d’oiseaux et d’amphibiens. Au fil de la balade, je vous ferai découvrir la richesse et la diversité de ce milieu : la beauté des insectes, leurs modes de vie parfois surprenants, leurs rôles essentiels dans l’écosystème, mais aussi les plantes qui structurent ces habitats et les oiseaux et amphibiens qui y vivent. Une immersion dans un univers souvent méconnu, où chaque espèce contribue à la remarquable biodiversité de nos nouvelles parcelles du Pré Saint‐Jean.

    Infos pratiques :

    • Vêtements adaptés à la météo et bonnes chaussures de marche ne craignant pas les passages boueux.
    • Promenade de +/- 3 km non adaptée aux poussettes et PMR.
    • Merci de ne pas amener votre chien pour pouvoir profiter de la quiétude du lieu et maximiser nos possibilités d'observations de la faune.
    • Pour ceux qui le désirent, petit verre de l’amitié après la balade. Chacun apporte une boisson ou quelque chose à grignoter ; l'organisateur se charge des gobelets et autres.
    • RDV ce dimanche 16 août  à 14h dans la Stationsstraat, 3051 Sint-Joris-Weert (se garer sur le côté droit de la rue +/- à hauteur du N°60). Fin de la balade : 17h.

    PAF : 5€ pour les adultes non membres – gratuit pour les membres et les enfants.