LE WHIST A LINCENT
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En raison de travaux de rénovation de la porte, la chapelle d’Hédenge sera exceptionnellement fermée du 28 octobre au 28 novembre 2026 inclus. Durant cette période, les célébrations du vendredi à 18 h auront lieu chez Urbain et Christine. Nous vous remercions pour votre compréhension et vous prions de nous excuser pour ce désagrément. […] (Unité pastorale de Ramillies)
Penchons nous un moment sur l'histoire de ce sanctuaire.
Situé dans le hameau pittoresque d’Hédenge, au sein de la commune de Ramillies, le petit sanctuaire dédié à saint Feuillen constitue l’un des jalons les plus anciens du patrimoine religieux de la Hesbaye brabançonne. Entre dévotion populaire, traces d'évangélisation irlandaise, traditions d'eau guérisseuse et évolutions architecturales au fil des siècles, retour sur l'histoire fascinante de cet édifice préservé.
Une origine millénaire liée au culte primitif
L’implantation religieuse à Hédenge trouve ses origines dans la haute Antiquité et le haut Moyen Âge (vers le siècle). Au VIIe siècle, le domaine d'Hédenge entre dans le giron des moines pérégrins irlandais rattachés au monastère de Fosses, fondé par saint Feuillen lui-même.
Dès le XIIe siècle, l'ancien statut d’église paroissiale d'Hédenge évolue : le sanctuaire devient une chapelle annexe rattachée à la paroisse voisine d’Autre-Église, elle-même sous la dépendance spirituelle et domaniale de l’abbaye de Malonne
Évolution architecturale : des pierres du Moyen Âge au XVIIe siècle
L’architecture de la chapelle reflète une superposition de campagnes de construction successives :
Les structures médiévales : Les parties les plus anciennes subsistantes (nef et chœur) remontent aux XIVe et XVe siècles, édifiées en moellons de grès et de quartzite locaux.
Le remaniement de 1667 : Au XVIIe siècle, la chapelle subit une réfection importante, comme en témoignent les maçonneries et les ancres de briques sous l'Ancien Régime.
Aménagements ultérieurs : La sacristie attenante fut ajoutée plus tardivement pour répondre aux besoins de la liturgie.
A noter que l’ensemble de l’édifice — à l'exception de la sacristie — fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques, garantissant la sauvegarde de son appareillage traditionnel et de sa silhouette champêtre.
La fontaine Saint-Feuillen, eau de grâce et traditions du terroir
« Eau courante, eau qui guérit : là où le pèlerin pose le pied, la source jaillit. »
Étroitement liée au sanctuaire, la fontaine Saint-Feuillen constitue le cœur battant de la ferveur populaire du hameau. Bien avant l’édification des maçonneries médiévales, c’est autour de cette résurgence d'eau que le culte du saint évangélisateur s’est enraciné.
La légende du passage du saint : La tradition orale raconte que lors de ses déplacements entre Fosses et les terres hesbignonnes au siècle, le moine irlandais s’est arrêté sur le coteau d’Hédenge. En frappant le sol de son bâton de pèlerin, une eau pure jaillit pour désaltérer les habitants. L'eau de la source était réputée pour guérir les maux de tête et les fièvres rebelles. Les pèlerins s'en signaient le front ou y trempaient leur mouchoir. Lors des épizooties, les agriculteurs des environs venaient y puiser l'eau pour en arroser les étables et préserver leurs troupeaux du mal noir. Le rituel des ex-voto quand les dévots accrochaient autrefois de petits rubans de tissu aux branchages voisins après s'être lavé les mains à la fontaine, scellant ainsi leur prière au patron des lieux.
(sources ; registres de Fabraique d'église - Echarp Tarlier et Wauters - Patrimoine archirectural régional)
Au cœur du village de Noduwez se dresse l’église paroissiale dédiée à Saint Georges, figure emblématique de la tradition chrétienne. Par son histoire et son architecture, cet édifice constitue l’un des principaux témoins du passé du village.
Les origines de l’église remontent au Moyen Âge. La partie la plus ancienne de l’édifice est sans doute la tour occidentale, dont la construction est généralement attribuée à la seconde moitié du XIIᵉ siècle. Cette tour massive, de plan carré, présente les caractéristiques de l’architecture romane. Édifiée en pierre locale, elle témoigne de la solidité et de la sobriété propres aux constructions religieuses de cette époque.
Au-delà de sa fonction religieuse, la tour pouvait également remplir un rôle défensif ou de refuge pour les habitants du village en période d’insécurité, ce qui était relativement fréquent dans les campagnes médiévales.
L’église primitive comprenait probablement une nef accompagnée de collatéraux ainsi qu’un chœur terminé par une abside. Comme c’est souvent le cas pour les édifices paroissiaux anciens, le bâtiment a subi plusieurs transformations au cours des siècles afin de répondre aux besoins de la communauté paroissiale.
Des remaniements importants eurent lieu à l’époque moderne, notamment aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. La nef fut alors transformée et agrandie, tandis que de nouvelles ouvertures furent percées afin d’apporter davantage de lumière à l’intérieur de l’édifice. Ces modifications introduisirent des éléments stylistiques différents, mêlant héritage médiéval et influences plus récentes.
L’intérieur de l’église conserve plusieurs éléments patrimoniaux intéressants. On y trouve notamment des
fonts baptismaux anciens en pierre ainsi que diverses statues en bois polychrome représentant des saints vénérés localement. Parmi celles-ci figure une représentation de saint Georges terrassant le dragon, rappelant la dédicace de l’église et l’iconographie traditionnelle associée au saint.
Le maître-autel et certaines boiseries témoignent également de l’évolution du décor intérieur au cours des siècles. Ces éléments contribuent à créer une atmosphère particulière où se mêlent sobriété médiévale et enrichissements décoratifs ultérieurs.
L’église s’inscrit dans un ensemble patrimonial plus large formé par la place du village et les bâtiments environnants. À proximité se trouvent notamment le monument aux morts et plusieurs éléments liés à l’histoire locale. L’ensemble constitue un point central de la mémoire collective du village.
Aujourd’hui encore, l’église Saint-Georges demeure un repère important dans le paysage de Noduwez. Au-delà de sa fonction religieuse, elle représente un témoignage précieux de l’histoire du village et de la continuité de la vie communautaire locale.
L’église actuelle possède des éléments très anciens dont la tour romane datant de la seconde moitié du XIIᵉ siècle.
Elle est construite en quartzite d’Overlaere et présente une forme carrée massive.et à l’origine, elle servait aussi de tour-refuge pour les habitants en période de troubles.
Le bâtiment primitif comprenait ensuite : une nef , deux collatéraux et un chœur à abside semi-circulaire.
L’édifice a connu de nombreuses transformations notamment au XVIIIᵉ siècle dont le remplacement des piliers romans par des colonnes gothiques, l’agrandissement et transformation de la nef, l’ajout de grandes fenêtres classiques et l’installation de boiseries du XVIIIᵉ siècle à l’intérieur.
Cet édifice conserve plusieurs éléments intéressants entre autres, des fonts baptismaux en pierre bleue datés de 1647, maître-autel baroque orné d’un tableau de la Sainte Trinité, des statues en bois polychrome dont : Saint Georges terrassant le dragon et Sainte Brigitte (ou Brive), invoquée contre les maladies du bétail.