LE PROJET EQUILIS A HAMME-MILLE
Le conseiller de la minorité Claude Snaps revient sur le projet Equilis déjà souvent évoqué en nos colonnes
Nous reproduisons in-extenso son texte
L'implication du Collège échevinal dans ce projet est indéniable :
1. Le projet communal "Coeur de Village" près de l'église est lié à la construction dans le projet Equilis d'une rue transversale reliant la chaussée de Louvain à la rue des Messes.
2. La crèche dans le jardin de la cure également.
3. Les niveaux maxima d'inondation lors de la crue de 2021 fournis par la Commune ne correspondent pas à la réalité. Ils sont inférieurs. Etc, etc.
" L'implantation d'un projet immobilier sur le site de Grand Intérêt Biologique « Marais de la chaussée » à Hamme Mille soulève aussi des questions critiques de sécurité et de cohérence urbanistique, notamment au regard du Schéma de Développement Communal (SDC juin 2006) et des récentes directives wallonnes sur la résilience climatique.,
Voici une présentation des risques identifiés et des incohérences relevées dans les sources :
1. Une zone à risque identifiée et vulnérable
Le secteur de Hamme Mille présente une configuration géographique particulièrement exposée :
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Cuvette topographique : Le centre d'Hamme Mille constitue le point bas d’un système de vallées où convergent plusieurs bassins versants (Néthen, Faux - Ry, Guertechin, Ry St-Martin). C'est une zone d'accumulation et de régulation naturelle pour les eaux.
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Aléas cumulés : Le site du projet est traversé par un axe de ruissellement concentré d’aléa élevé et se trouve en partie en zone d’inondation par débordement de cours d’eau.
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Réalité du terrain : Une partie du site a été concrètement inondée en juillet 2021, fait corroboré par la cartographie officielle, différentes études et des témoignages de riverains, et ce, malgré les affirmations contraires du promoteur.
2. L'incohérence par rapport aux orientations du SDC
Le Schéma de Développement Communal (SDC) est explicite sur les dangers de l'urbanisation dans ce secteur :
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Avertissement formel : Le SDC souligne que l’urbanisation de cette zone le long de la RN 25 présente des risques de vulnérabilité pour les constructions et menace de perturber le régime d’écoulement actuel des eaux. (source SDC juin 2006)
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Pression en amont : Il existe un potentiel, en amont, de 140 hectares urbanisables en zone inondable. (source ODR) L'artificialisation augmentera le ruissellement et est jugé problématique pour la sécurité collective.
3. Failles méthodologiques et techniques du projet
Les sources pointent plusieurs incohérences majeures dans l'approche défendue par le promoteur (Equilis) :
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Remise en cause des données officielles : Le promoteur tente d'invalider la cartographie officielle du SPW « WalOnMap » en invoquant une « erreur matérielle » pour utiliser une cote de crue plus basse (53,90 m) et donc plus favorable au projet. Cette approche est jugée défaillante car elle repose sur des observations ponctuelles limitées plutôt que sur une modélisation rigoureuse validée par les autorités.
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Solutions techniques illogiques : Le projet prévoit des garages souterrains dans cette zone d'accumulation d'eau, ce qui est qualifié d'« illogique » par les opposants.
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Compensation irréaliste : Le système de « remblais/déblais » (surélever les bâtiments et creuser ailleurs pour compenser la perte de volume de stockage d'eau) est jugé non réaliste, d'autant plus qu'il impacterait une zone de roselière et d'habitats d’intérêt communautaire humides protégés (SGIB et Règlement européen).
4. Non-respect des principes de résilience
Depuis décembre 2021, une nouvelle circulaire ministérielle impose une approche de résilience et d'anticipation du risque en matière d’inondation. Le projet actuel semble s'en écarter sur plusieurs points :
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Évitement avant compensation : La doctrine régionale stipule que la prévention et l'évitement doivent précéder toute solution technique de compensation.
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Laisser de la place à l'eau : Le référentiel préconise de privilégier des espaces verts et des réserves de biodiversité le long des cours d'eau plutôt que des constructions faisant obstacle à l'eau.
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Usage public vs privé : Dans de telles zones à risques, les orientations suggèrent que seuls des projets d'utilité publique devraient être admissibles après une étude d'incidences approfondie.
En résumé, bâtir sur cette zone est jugé incohérent car cela va à l'encontre des recommandations du SDC, ignore les principes de précaution imposés par la circulaire de 2021, et repose sur une sous-évaluation et minimisation technique des risques de terrain constatés lors des inondations de 2021.
Les charges financières des risques non pris en compte par le promoteur vont être répercutées à la fois sur les futurs acheteurs et occupants (hausse des primes d’assurance...) et sur la collectivité (agrandissement du bassin d’orage, multiplication d’ouvrages de retenue, etc...)."
Condensé du volet HYDROGRAPHIE exposé par Mr. Charles Franceschini lors de la réunion d'information du 9 juin dernier en la salle Condorcet - Hamme.
Condensé du volet HYDROGRAPHIE exposé par Mr. Charles Franceschini lors de la réunion d'information du 9 juin dernier en la salle Condorcet - Hamme.