FAIRE DES GORGES CHAUDES ...
Faire des gorges chaudes (de quelqu’un) : se moquer
Au XIIe siècle, une gorge chaude était une proie vivante donnée aux faucons de chasse.
En fauconnerie, la base du dressage est d’obtenir d’un rapace qu’il ramène une proie en échange d’une récompense. Mais cette récompense est toujours moindre que le gibier rapporté.
On peut alors dire que le dresseur se moque du faucon à ses dépens. Par ailleurs cette récompense doit être vivante et donc « encore chaude ». Il s’agit en général d’un rongeur mis directement dans la gorge du faucon dressé, et c’est pour cela qu’on le nomme une « gorge chaude ». Toutefois, donner un petit rongeur à un grand rapace qui vient de ramener un gibier de valeur n’en reste pas moins une tromperie, une duperie.
Capturé jeune ou « niais », l’oiseau était plus facile à entraîner, mais moins agile qu’un sujet agile, ou « hagard ». A la chasse, le rapace est perché sur le poing de son fauconnier et coiffé d’un chaperon qui lui masque les yeux. Cet accessoire est ôté au moment où le faucon est lancé sur sa proie dans les airs. S’ensuivent parfois une poursuite et un combat sur de longues distances. L’usage d’un leurre permet de faire revenir le rapace vers son maître.
On peut alors dire que le dresseur se moque du faucon à ses dépens. Par ailleurs cette récompense doit être vivante et donc « encore chaude ». Il s’agit en général d’un rongeur mis directement dans la gorge du faucon dressé, et c’est pour cela qu’on le nomme une « gorge chaude ». Toutefois, donner un petit rongeur à un grand rapace qui vient de ramener un gibier de valeur n’en reste pas moins une tromperie, une duperie.
Capturé jeune ou « niais », l’oiseau était plus facile à entraîner, mais moins agile qu’un sujet agile, ou « hagard ». A la chasse, le rapace est perché sur le poing de son fauconnier et coiffé d’un chaperon qui lui masque les yeux. Cet accessoire est ôté au moment où le faucon est lancé sur sa proie dans les airs. S’ensuivent parfois une poursuite et un combat sur de longues distances. L’usage d’un leurre permet de faire revenir le rapace vers son maître.
Visuel : Fauconnier Robert Cheseman
(yexte et photo entre Médiéval et renaissance FB)