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BATTRE LA CHAMADE

Le mot 'chamade' vient du piémontais 'ciamada', qui signifiait "clameur, appel".
La chamade est un roulement de tambour ou une sonnerie de trompette qui était utilisée au cours des batailles ou des sièges pour indiquer qu'on souhaitait se rendre ou qu'on demandait une trêve pour ramasser ses morts.
Dès le 16e siècle, les progrès de l’artillerie, dont la vitesse initiale du projectile atteint déjà 300 mètres par seconde, entrainent une nouvelle codification des techniques de siège. Désormais, pour progresser vers une ville assiégée, il faut choisir à l’avance son terrain d’attaque et creuser des tranchées pour ne pas être fauché par les tirs rasants des canons de la défense.
Arrivé au niveau des fortifications de la ville, l’assaillant fait ébouler la contrescarpe, ce mur du fossé situé côté campagne, pour créer une rampe d’assaut. La brèche dans les murailles est réalisée à la mine explosive, une opération très coûteuse en vies humaines. Le gouverneur de la ville assiégée a alors le droit moral de battre la chamade et de présenter sa reddition, faute de quoi, c’est le pillage.
Aujourd'hui, avoir le coeur qui "bat la chamade", c'est être prêt à 'se rendre' à la personne qui essaye de nous attirer dans ses filets.
(source Entre médiéval et renaissance FB)

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