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PROFESSION : TOURBIER

On a tous en mémoire l'odeur réconfortante d'un feu qui crépite... 
Une vieille cheminée dans la maison de famille, cette odeur de fumée si particulière qui imprégnait les vêtements après une journée au grand air, et les récits de nos aïeux qui se chauffaient au cœur de l'hiver.
Pour beaucoup de nos ancêtres, notamment dans les régions de plaines et de marais, le confort du foyer ne dépendait pas du bois, mais d'une richesse extraite directement du sol : la tourbe. Et derrière cette chaleur, il y avait un homme au courage immense : le Tourbier.
Le métier de tourbier était l'un des plus exigeants d'autrefois. Au printemps, lorsque les marais s'asséchaient enfin, ces artisans de la terre se mettaient à l'œuvre à la force des bras :
Le découpage (L'extraction) : À l'aide d'outils spécifiques et très tranchants (le louchet ou la bâche à tourbe), le tourbier découpait le sol marécageux en blocs réguliers, les "briques" de tourbe. Un geste répétitif, lourd, les pieds souvent dans l'eau.
Le séchage (Le travail du vent) : Les briques gorgées d'eau devaient ensuite être empilées en petites pyramides sur le sol pour sécher. Le tourbier devait surveiller le ciel et retourner les blocs régulièrement pour que le vent et le soleil fassent leur œuvre pendant des semaines.
Le transport et l'engrangeage : Une fois la tourbe légère et sèche, elle était acheminée par paniers, par brouettes ou par barques à fond plat à travers les canaux du marais, prête à être stockée pour l'hiver.
Être tourbier, c'était faire corps avec le marais, comprendre ses cycles et en extraire, au prix d'un effort colossal, de quoi réchauffer les familles. Évoquer ce métier, c'est rendre hommage à la résilience de nos ancêtres et à leur lien indéfectible avec leur terre. 
 Vos ancêtres ont-ils vécu ou travaillé dans des régions de marais ? Avez-vous déjà entendu parler de l'usage de la tourbe dans vos histoires de famille ? Dites-le-moi en commentaire !
(source Lallin généalogie)

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