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  • Les chasseurs de rats musqués : une lutte oubliée au bord de la Meuse

    Aujourd’hui, quiconque se promène le long des ruisseaux, des étangs et de la Meuse a bien du mal à imaginer qu’autrefois, ces mêmes cours d’eau étaient le théâtre d’une lutte quotidienne contre un animal considéré comme particulièrement nuisible : le rat musqué.
    Au début du XXe siècle, et plus particulièrement à partir des années 1920, le rat musqué commença à prendre une place importante dans les zones humides du Limbourg belge. Sa présence allait rapidement devenir une préoccupation pour les agriculteurs, les communes et les services chargés de la gestion des cours d’eau. Pour lutter contre sa prolifération, des hommes furent chargés de parcourir inlassablement les ruisseaux, les fossés, les canaux et les berges afin de repérer les terriers et de capturer les animaux.
    Ces hommes, que l’on appelait communément les chasseurs ou piégeurs de rats musqués, exerçaient un métier difficile, souvent solitaire et soumis aux conditions météorologiques. Ils travaillaient en toute saison, dans la boue, le froid, la pluie ou la chaleur. Leur quotidien était rythmé par les longues tournées le long des cours d’eau et par la surveillance des pièges.
    Un animal venu d’Amérique du Nord
    Le rat musqué (Ondatra zibethicus) est originaire d’Amérique du Nord. Il n’appartenait donc pas à la faune européenne avant son introduction.
    Au début du XXe siècle, l’animal fut introduit dans plusieurs régions d’Europe pour développer l’industrie de la fourrure. Sa peau, appréciée pour sa fourrure dense et imperméable, possédait une valeur commerciale intéressante.
    Des élevages furent installés dans différents pays. Mais certains animaux s’échappèrent, tandis que d’autres furent volontairement relâchés. Dans les années qui suivirent, l’espèce s’adapta remarquablement bien aux milieux européens et commença à se répandre.
    La Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne furent progressivement colonisés. Le réseau particulièrement dense de rivières, de ruisseaux, de canaux et de zones humides offrait au rat musqué des conditions idéales pour se développer. Dans le Limbourg, sa présence devint suffisamment importante pour nécessiter une véritable organisation de lutte.
    Un petit animal capable de provoquer de grands dégâts
    Le rat musqué est un rongeur de taille moyenne, excellent nageur et particulièrement bien adapté à la vie aquatique. Il passe une grande partie de son existence à proximité de l’eau et construit son habitat dans les berges.
    Mais ce n’était pas tant l’animal lui-même qui inquiétait les autorités que les galeries qu’il creusait.
    Pour se protéger et installer son terrier, le rat musqué creuse des tunnels dans les berges. Ces galeries peuvent pénétrer profondément dans les talus et former un véritable réseau souterrain. Avec la multiplication des animaux, les berges pouvaient finir par être fragilisées.
    Le problème devenait particulièrement sérieux lorsqu’un terrier était creusé dans une digue ou à proximité d’un ouvrage destiné à retenir les eaux. Une galerie invisible pouvait créer un point de faiblesse. Lors des fortes pluies ou des crues, l’eau pouvait s’y infiltrer et provoquer des affaissements ou des effondrements.
    Les agriculteurs étaient eux aussi durement touchés. Les berges endommagées pouvaient entraîner l’envasement des fossés, la détérioration des pâturages et l’inondation de certaines terres. Les chemins longeant les cours d’eau et les ouvrages hydrauliques pouvaient également être fragilisés.
    Ainsi, derrière l’apparence paisible d’un petit ruisseau se cachait parfois un réseau de galeries capable de causer d’importants dommages.
    Le quotidien du piégeur
    Pour lutter contre cette menace, des piégeurs spécialisés furent employés dans de nombreuses régions. Certains travaillaient pour les communes, d’autres pour la province ou pour les organismes chargés de la gestion des eaux.
    Leur journée commençait souvent avant l’aube.
    À pied, à bicyclette ou à bord d’une petite barque en bois, ils parcouraient de longues distances afin de contrôler les cours d’eau qui leur étaient confiés. Ils devaient inspecter les berges, rechercher les nouveaux terriers, repérer les traces de passage et vérifier les pièges installés les jours précédents.
    Ce travail demandait une excellente connaissance du terrain.
    Un piégeur expérimenté était capable de distinguer une ancienne galerie d’un terrier récemment fréquenté. Il savait reconnaître les traces dans la boue, les passages dans les roseaux et les endroits où les animaux avaient l’habitude de sortir de l’eau.
    Il devait également savoir choisir le meilleur emplacement pour chaque piège. Une mauvaise installation pouvait rendre le dispositif totalement inefficace.
    La petite barque du chasseur
    Dans les régions parcourues par de nombreux cours d’eau, la barque constituait un outil de travail indispensable.
    Les petites embarcations en bois permettaient de rejoindre les secteurs difficiles d’accès à pied. Elles étaient particulièrement utiles dans les roselières, les marais et les endroits où la végétation formait une véritable barrière.
    Le piégeur pouvait y transporter ses cages, ses outils et le matériel nécessaire à sa tournée. Il pouvait ainsi parcourir plusieurs kilomètres de rivières et de canaux au cours d’une même journée.
    Ces barques étaient généralement simples, robustes et adaptées aux eaux peu profondes. Elles étaient faites pour travailler plutôt que pour le confort.
    On peut imaginer ces hommes avançant silencieusement sur l’eau au petit matin, dans la brume, s’arrêtant régulièrement pour examiner une berge, relever un piège ou rechercher les signes d’une nouvelle activité.
    Des pièges simples mais efficaces
    Le matériel utilisé par les piégeurs était généralement robuste et conçu pour résister à l’humidité.
    Les cages en fil de fer et les pièges métalliques faisaient partie de l’équipement courant. Ils étaient placés près des terriers, des passages fréquentés ou des entrées de galeries.
    Chaque dispositif devait être soigneusement installé et parfois dissimulé dans la végétation. Le rat musqué étant méfiant, l’expérience du piégeur jouait un rôle déterminant.
    Les pièges étaient régulièrement vérifiés, nettoyés et réparés. Rien n’était gaspillé : un bon outil devait pouvoir servir de nombreuses fois.
    Selon les époques et les réglementations en vigueur, différentes techniques de capture furent utilisées. Les méthodes ont progressivement évolué avec les connaissances scientifiques et avec les exigences croissantes en matière de protection des autres animaux et de sécurité.
    Un travail pénible et solitaire
    Le métier de chasseur de rats musqués demandait une grande endurance.
    Il fallait marcher ou naviguer pendant des heures, souvent dans des endroits humides et difficiles. Les vêtements étaient régulièrement trempés et les bottes s’enfonçaient dans la boue. En hiver, le froid rendait les tournées particulièrement pénibles.
    Les journées pouvaient être longues et répétitives. Pourtant, la surveillance devait être constante. Un piège oublié pouvait perdre son efficacité et un terrier non repéré pouvait rapidement devenir un problème.
    Le piégeur devait également accepter de travailler loin des routes et des habitations, dans des endroits où il ne rencontrait parfois personne pendant plusieurs heures.
    C’était un véritable métier de terrain, qui reposait davantage sur l’expérience et l’observation que sur la technologie.
    Une mission de protection des cours d’eau
    Le rôle de ces hommes ne consistait donc pas simplement à capturer des animaux. Leur travail participait directement à la protection des terres et des infrastructures.
    En limitant le nombre de rats musqués, ils contribuaient à réduire les risques d’effondrement des berges et de dégradation des digues. Ils protégeaient indirectement les terres agricoles, les chemins, les fossés et les ouvrages hydrauliques.
    Dans les régions basses où l’eau pouvait rapidement devenir une menace, cette mission avait une réelle importance pour les populations locales.
    Le chasseur de rats musqués faisait ainsi partie de ces nombreux métiers ruraux aujourd’hui presque disparus, mais qui jouaient autrefois un rôle essentiel dans la vie quotidienne des campagnes.
    La disparition progressive d’un métier
    Au fil des décennies, les méthodes de lutte contre le rat musqué se sont modernisées. Les services chargés de la gestion des eaux ont développé des systèmes de surveillance plus organisés et des techniques de capture plus spécialisées.
    Les moyens de transport ont également évolué. La petite barque et la bicyclette ont progressivement laissé place à des véhicules et à des équipements plus modernes.
    La réglementation concernant le piégeage s’est également renforcée afin de mieux encadrer les méthodes utilisées et de limiter les captures accidentelles d’autres espèces.
    Pourtant, le problème posé par le rat musqué n’a pas totalement disparu. L’espèce s’est durablement installée dans de nombreuses régions d’Europe et fait encore aujourd’hui l’objet de mesures de surveillance et de contrôle.
    Une page oubliée de l’histoire locale
    Le souvenir de ces chasseurs de rats musqués appartient aujourd’hui à une époque rurale profondément différente de la nôtre.
    Ils connaissaient les cours d’eau comme leur poche. Ils savaient où l’eau montait après les pluies, où les berges s’effondraient, où les animaux passaient et où les terriers étaient susceptibles d’apparaître.
    Leur travail était discret, souvent ingrat et rarement mis en valeur. Pourtant, ils parcouraient chaque semaine des kilomètres de berges pour accomplir une tâche qui contribuait à la sécurité des campagnes.
    Derrière les paysages paisibles de la Meuse et des petits ruisseaux du Limbourg se cache donc une histoire faite de boue, de froid, de barques en bois, de pièges en fil de fer et de longues journées passées au bord de l’eau.
    Ces hommes étaient les gardiens silencieux des berges. Leur métier a presque complètement disparu, mais il demeure un témoignage intéressant d’une époque où la protection des cours d’eau dépendait avant tout de l’œil attentif, de l’expérience et du travail acharné de quelques hommes connaissant parfaitement leur territoire.

  • INSTALLATION DES CLASSES MODULAIRES : QUELQUES CHANGEMENTS AU NIVEAU DU PARKING A RAMILLIES

    INSTALLATION DES CLASSES MODULAIRES : QUELQUES CHANGEMENTS AU NIVEAU DU PARKING 
    jusqu’au 2 octobre 2026 inclus, des travaux d’installation des classes modulaires de l’école communale auront lieu sur le parking du complexe communal.
     Durant cette période, le parking connaîtra donc quelques désagréments et une organisation temporairement adaptée afin de permettre l’installation des modules en toute sécurité.
     Du 16 septembre au 2 octobre 2026, l’organisation prévue du parking se trouve sur le visuel ci-joint.
     Ces classes modulaires resteront installées sur le parking communal jusqu’aux grandes vacances scolaires 2027.
     À partir du 5 octobre 2026, le parking sera à nouveau accessible dans son ensemble, mais avec une capacité réduite : environ 3/4 des places ne seront plus disponibles en raison de la présence des modules.
     Nous vous remercions pour votre compréhension et votre patience durant cette période de transition nécessaire à l’accueil des élèves dans de bonnes conditions.

  • WORLD CLEANING DAY A GREZ-DOICEAU

    Cz Dimanche 20 septembre : action ramassage des déchets ! 
    À l’occasion du World Cleanup Day, une ambassadrice Be WaPP vous propose de la rejoindre pour une action de ramassage de déchets. 
    -  Rendez-vous à 12h45 sur le pont de la Dyle, rue de Florival.
     Un parking se trouve à proximité.
     L’action se déroulera de 12h45 à 15h00  Informations et inscription : 0486/61.30.84

  • POUR LES PASSIONNES DE LECTURE A JAUCHE

    Les passionnés de la lecture jauchois : un rendez-vous pour partager le plaisir de lire !
    Vous aimez lire, découvrir de nouveaux auteurs et échanger autour de vos coups de cœur littéraires ? Ce nouveau rendez-vous est fait pour vous ! 
    La Maison Entr’âges, en collaboration avec la Bibliothèque d’Orp-Jauche, vous invite à rejoindre « Les passionnés de la lecture », un moment convivial organisé une fois par mois pour se retrouver autour des livres.
    Romans, polars, histoires émouvantes, découvertes inattendues ou livres que l’on a tout simplement adorés… chacun pourra partager ses lectures, échanger ses impressions, découvrir de nouvelles idées et profiter d’un agréable moment en compagnie d’autres amoureux des livres.
    Pas besoin d’être un grand lecteur : la curiosité et l’envie de partager suffisent ! 
     Premier rendez-vous : mardi 22 septembre 2026, sz 14h à 16h – ensuite 1 fois par mois à la  Maison Entr’âges, Rue de Folx-les-Caves, 26 – 1350 Jauche
    Inscriptions :  Anja Beelen : 0479/86.39.65,  Marie-Christine Robeyns : mcrobeyns.pcs@gmail.com
     Un livre vous a fait rire, rêver, réfléchir ou voyager ? Venez en parler et peut-être repartir avec votre prochaine idée de lecture !

  • QUELQUES ANCIENS PROVERBES DE SEPTEMBRE

    Septembre et les récoltes
    • « Septembre se nomme le mai de l’automne. »
    • « En septembre, sois prudent, achète grain et bois. »
    • « Septembre humide, pas de tonneau vide. »
    • « En septembre, la pluie est bonne aux semailles. »
    • « Septembre chaud, octobre beau. »
    • « Septembre en saignant, l’hiver sera méchant. »
    • « Septembre doux, hiver en courroux. »
    • « Septembre humide, mars serein. »
    Vendanges et vin
    • « À la Saint-Matthieu, les jours sont égaux aux nuits. »
    • « À la Saint-Matthieu, sème le blé si tu veux. »
    • « À la Saint-Maurice, le vigneron se réjouit ou s’attriste. »
    • « À la Saint-Michel, le blé est au grenier et le raisin au cellier. »
    • « À la Saint-Michel, regarde le ciel : si l’ange est beau, c’est signe de vin nouveau. »
    Le temps de septembre
    • « En septembre, la brume le matin est bonne pour le grain. »
    • « Quand septembre est pluvieux, pour le paysan c’est heureux. »
    • « Septembre se montre souvent comme un second printemps. »
    • « Pluie de septembre, pluie de novembre. »
    • « Orages de septembre, neiges de décembre. »
    Les fruits et l’automne
    • « À la Sainte-Croix, cueille tes pommes et tes noix. »
    • « À la Saint-Matthieu, les noix sont mûres pour Dieu. »
    • « À la Saint-Michel, goûte ton miel. »
    • « À la Saint-Michel, la neige au ciel. »
     
    (ext de la vie et les métiers d'autrefois)

  • PROLONGATION DE CHANTIER A GREZ-DOICEAU

    Allée du Bois de Bercuit : prolongation du chantier 
    Les travaux de pose de canalisations d’eau pour la S.W.D.E. sont prolongés jusqu’au vendredi 2 octobre.
    -  Voirie fermée entre le rond-point de la chaussée de la Libération et la rue du Centry.
    -  Déviation mise en place.
    -  Vitesse limitée à 30 km/h dans la rue du Centry.
    -  Arrêt et stationnement interdits :  Rue des Combattants : tronçon entre la chaussée de la Libération et la rue du Centry,  Rue du Centry : tronçon entre la rue des Combattants et la rue du Wisconsin.
     L’arrêté complet est à consulter sur le site communal, rubrique Travaux/Mobilité.
     Merci pour votre patience et votre compréhension

  • REGARDS D'ORP-JAUCHE

    ET SI VOTRE PHOTO FAISAIT PARTIE DE NOTRE PREMIÈRE EXPOSITION ?
    La Commune d’Orp-Jauche lance « Mon village en photo – Regards d’Orp-Jauche », un tout nouveau concours qui invite les citoyens à raconter leur commune à travers leur objectif. 
    -  Un paysage que vous adorez ?
    -  Un élément de notre patrimoine ?
    -  La nature capturée au bon moment ?
    -  Une ambiance, un lieu méconnu ou ce petit détail qui fait tout le charme d’Orp-Jauche ?
    Montrez-nous VOTRE Orp-Jauche !
     Du 10 septembre au 10 octobre 2026, maximum 3 photos par participant
     Plusieurs prix à remporter : prix du comité, du public, du web, prix jeunesse et coup de cœur de la Maison du Citoyen.
     Et surtout… les clichés sélectionnés seront imprimés et exposés à la Maison du Citoyen lors d’une exposition dont la date sera annoncée prochainement !
     Avant de participer, pensez à consulter le règlement et à compléter la convention de participation.
     Envoi des photos et de la convention : maite.vanderbruggen@orp-jauche.be
    Alors, ouvrez l’œil…
    Votre regard compte. À vous de nous montrer ce qui rend Orp-Jauche unique !

  • Grâce à la ténacité des Hamme-Millois, le sentier 24 est resté communal et le restera à jamais.

    Il y a deux façons d'aborder la problématique du sentier 24,
    Soit craindre, à juste titre, qu'il soit déplacé ou même supprimé. A juste titre car les autorités communales ont aliéné ou fermé les yeux sur la disparition ou le risque de disparition de plusieurs pièces magistrales de notre patrimoine tant public que privé : Cures de L'Ecluse, de Nodebais, Cascade des Claines, Maison Goosse etc.
    Craindre donc que l'intérêt privé ne supplante l'intérêt général.
    Soit démontrer sur le terrain la valeur inestimable de ce sentier au point de vue historique, didactique, touristique et patrimonial afin que les participants à cette ballade s'en rendent compte à travers leurs pas, leurs yeux et leurs souvenirs.
    Les deux approches sont parfaitement compatibles.
    Avec mon groupe de 8 personnes, j'ai choisi la seconde approche.
    " Avant l'An mille, le site qui allait devenir Hamme-Mille est recouvert d'une forêt très étendue. Seules quelques cahutes sont parsemées le long de la rivière qui n'est qu'un lacet de méandres.
    Les habitants sont peu romanisés, pour la plupart païens et sont toujours près de leurs racines celtes et gauloises.
    En l'An 2.000, lors des travaux de terrassement pour la RN 25 à Bossut-Gottechain, un cimetière mérovingien est découvert. Des corps y furent enterré entre l'An 600 et 900. La forêt s'étendait jusque là.
    A l'approche de l'An mil, les terres appartenaient déjà à de petits seigneurs locaux.
    La puissance de l'Eglise devient incontournable. En 990, le Seigneur des deux Néthen vend sa terre et son titre au Châpitre de Saint Jean l'Evangéliste en Liège.
    Depuis le 9ème siècle Tourinnes et Beauvechain appartiennent à la Principauté de Liège. M'lin (Mille) en dépend au plan spirituel.
    Hamme appartient désormais à l'abbaye bénédictine Saint-Nicaise de Reims. Le bois Saint-Nicaise situé sur le versant de la vallée en est un témoin.
    L'Ordre des moines cisterciens est fondé à Cîteaux (Bourgogne) et recommande l'implantation et le rayonnement d'abbayes jusque chez nous.
    La Ramée - 1214- et Florival - 1218- pour ne citer que les plus proches.
    Afin de plonger ses moines et ses moniales dans le dénuement le plus complet, l'Ordre recommande l'implantation des futures abbayes dans les endroits les plus hostiles, les plus inhospitaliers qu'il nomme "Déserts".
    Notons que le "Saint désert des carmes déchaussés de Néthen" ne sera institué qu'en 1650.
    Survient la légende. Henri II, Duc de Brabant, fait le voeu de bâtir une abbaye si Dieu lui donne un héritier mâle. Son voeu est exaucé et Val-Duc est érigée vers 1230. Elle sera occupée par des moniales, des bèguines comme on dit chez nous.
    Sa proximité, sa prospérité et sa sécurité permet de développer un petit bourg au niveau du chemin d'Hamme (vieux chemin de Louvain) et du lieu-dit "Plein".
    La ville de référence est Louvain mais il faut traverser la forêt, un vrai coupe-gorge, remplie de brigands, de sorcières, de "djëpsënes" et de sortilèges.
    Depuis toujours, les gens suivent la rivière comme repaire, malgré la gadoue et les terres inondées. Ils se rendent en droite ligne vers les fermes qui viennent d'émerger grâce aux abbayes.
    Les fermes dépendant de Valducq se trouvent au Wez, au "Grand Royal", à Grez, mais surtout à M'lin, la toujours bien vivante Ferme dè Roya - Ferme Meulemans.
    M'lin n'a jamais connu les guerres, ne dit-on pas "A M'lin, tout contint", les fermes y sont nombreuses.
    L'abbaye emploie beaucoup de personnel et les fermes aussi.
    Innombrables sont les gens de Néthen, d'Hamme et du Pays flamand qui s'y rendent en toute sécurité...par ce sentier, cette pied-sente, cette pissinte.
    La "Route Royale" qui traverse Tourinnes ("Conéje-vôye"), puis M'lin en direction de Blanden et Louvain devient un axe sûr pour contourner la forêt.
    Valducq construit son moulin en 1431. Elle rachète la terre de Ham et le titre de Seigneur à l'abbaye St-Nicaise de Reims.
    Le choix du site pour bâtir la chapelle St Corneille en 1460 n'est pas un hasard. La proximité de fermes et d'une abbaye florissante et sûre, le long de cette route royale toute aussi sûre l'ont favorisé.
    Tout ceci explique pourquoi un sentier communal traverse un domaine religieux aujourd'hui privé et qu'il doit rester en l'état au sein du giron communal. Le détourner ne fut-ce que d'un mètre, serait un affront à l'Histoire.
    A Valducq, tout y est remarquable. Je retiendrai deux éléments extraordinaires,
    - Le pilori de la Valducq, caché depuis des siècles dans le bois de l'abbaye. Il fit l'objet d'un don à la Commune de Beauvechain par la famille Plater-Zyberg à la vente du domaine en 2014 et avec l'accord, je pense, du nouveau propriétaire. Il trône aujourd'hui au milieu de la Place Communale.
    - Le légendaire "If de Charles-Quint" qui fut planté en 1232 sous lequel Charles joua en 1504.
    Pour nos enfants, pour notre village, pour la postérité, empruntez ce sentier et imprégniez-vous de son histoire et de sa beauté.
    La politique avec un petit "p" n'a rien à voir avec un tel témoin de notre histoire. Il est réservé au seul grand "P" qui vaille, celui de notre Patrimoine villageois.
    Merci à Emmanuel Mertens.
    Références historiques, Joseph Tordoir CHA de Wavre, Joseph Schayès "Les sentiers de l'histoire à Beauvechain et environs", Marcel François manuscrit non édité... respect à eux.
    (il s'agit ici d'un article de Claude Snaps Publié le 17 décembre 2024) 

  • TRAVAUX EN COURS A ORP-JAUCHE

    TRAVAUX EN COURS | Point circulation
    Plusieurs chantiers impactent actuellement la circulation à Orp-Jauche, notamment :
    -  Rue de l’Église
    -  Rue de la Bruyère / rue Bourgmestre Dandoy
    -  Rue Sainte-Barbe
     Fermetures temporaires, circulation alternée, sens unique, déviations… pensez à vérifier les conditions de circulation avant vos déplacements !
     Retrouvez toutes les informations pratiques, les dates, horaires, itinéraires de déviation ainsi que les arrêtés de Police dans notre article complet 
    https://www.orp-jauche.be/.../travaux-en-cours-plusieurs...