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  • Le wallon : une langue façonnée par l'histoire

    Le wallon n'est pas un « français déformé », mais une langue romane à part entière.

    Sa structure s'est forgée dès le Haut Moyen Âge. Le latin populaire, apporté par les Romains, s'est superposé aux langues celtiques (gauloises) locales, puis a été profondément influencé par les vagues germaniques (franque). C'est ce substrat germanique fort qui donne au wallon ses phonèmes et son lexique si particuliers par rapport au français de Paris.

     Jusqu'au début du XXe siècle, le wallon est la langue maternelle et vernaculaire de la grande majorité de la population en Wallonie. Durant la révolution industrielle, c'est en wallon que l'on travaille dans les mines, les verreries et les forges du sillon Sambre-et-Meuse. C'est une langue vivante, technique, populaire et d'une immense richesse sociologique.

     Le déclin : le paradoxe de 1947 et la pression sociale

    Pourquoi le wallon s'est-il éteint si vite des conversations quotidiennes ?

    La fin des recensements linguistiques après 1947 (officialisée par la loi de 1962) visait à figer la frontière linguistique pour apaiser les tensions politiques belges. Mais ce faisant, le wallon — considéré administrativement comme un simple « dialecte » et non comme une langue d'État — est devenu invisible dans les statistiques officielles.

    Le wallon en danger ?

     L'UNESCO utilise des critères scientifiques clairs (l'Atlas des langues en danger). Ce ne sont pas les chiffres bruts qui comptent le plus, mais l'âge des locuteurs et le taux de transmission aux enfants. Quand une langue n'est plus parlée spontanément aux bébés à la maison, elle est scientifiquement classée « en danger sévère ».

    Le grand coupable du déclin n'est pas le manque de chiffres, mais l'école républicaine/bourgeoise du XIXe et XXe siècle. Parler wallon a longtemps été synonyme de manque d'instruction ou de pauvreté. « Soyez propres, parlez français » : cette injonction a poussé des générations de parents à ne plus transmettre leur langue maternelle à leurs enfants pour leur "garantir" un avenir social.

     Aujourd'hui : Le sursaut avec « Ma Commune dit oui »

    Face à cette disparition annoncée, la résistance s'organise, non plus pour imposer le wallon comme langue d'administration, mais pour faire vivre ce patrimoine immatériel unique.

    Le projet « Ma Commune dit oui » (Mî l'comene dit oyi)

    Lancée sous l'impulsion de la Fédération Wallonie-Bruxelles (via le Service des Langues régionales endogènes), cette opération rencontre un vif succès et redynamise la présence du wallon dans l'espace public.

    Le principe est simple : les communes signent une charte et s'engagent à accomplir des actions concrètes (parmi une liste au choix) pour valoriser la langue locale.

    Dans l'espace public, on voit le placement de panneaux de signalisation ou de plaques de rues bilingues (français/wallon), valorisation de la micro-toponymie locale.

    Dans la vie communale, des articles en wallon se retrouvent dans le bulletin communal, célébration de mariages ou de conseils communaux (partiellement) en wallon, soutien aux pièces de théâtre dialectales.

    Lors de stages de vacances, initiation dans les écoles locales, contes pour enfants.

     Quelles perspectives pour ce XXIe siècle ?

    Le wallon ne redeviendra probablement jamais la langue de la vie économique courante, mais son avenir se dessine sous une autre forme :

    1. a) Une langue de cœur et d'identité : Les Wallons se réapproprient leur langue sans le complexe d'infériorité d'autrefois. Le wallon est aujourd'hui perçu comme une richesse culturelle, un vecteur de convivialité et d'humour.
    2. b) Le défi de la modernisation : Pour survivre, le wallon se digitalise (Wikipédia en wallon, applications de traduction, contenus sur les réseaux sociaux comme la vidéo FB dont vous parlez).
    3. c) Le rôle crucial des communes : Des initiatives comme « Ma Commune dit oui » prouvent que la sauvegarde passe par le local, le terrain et la visibilité quotidienne. C'est en voyant le wallon écrit sur un panneau de rue ou dans un dictionnaire de toponymie locale que les jeunes générations reprennent conscience de leurs racines.

    Le XXIe siècle sera le siècle de la mémoire pour le wallon : soit celle de son extinction, soit celle de sa patrimonialisation réussie. Des projets comme le vôtre et l'engagement des communes font pencher la balance du bon côté.

     

  • 8.000 cambriolages pendant les vacances d’été : conseils de prévention pour partir l’esprit tranquille

    Alors que des milliers de Belges s’apprêtent à quitter leur domicile pendant les vacances d’été, le Service public fédéral Intérieur appelle à la vigilance. Entre juillet et septembre 2025, 8001 cambriolages dans des habitations ont été recensés en Belgique soit près de 25% de tous les cambriolages de l’année. Un chiffre qui rappelle l’importance d’adopter quelques gestes simples avant de boucler sa valise. 

    Les vacances, une période à risque pour les habitations

    Boîte aux lettres qui déborde, volets fermés, absence de lumière ou de véhicule garé, publications sur les réseaux sociaux : autant d’indices qui peuvent attirer l’attention des cambrioleurs. 

    Pour réduire les risques, le SPF Intérieur recommande aux citoyens d’anticiper en renforçant la sécurité de leur habitation. La meilleure protection contre le cambriolage reste souvent la prévention. Quelques mesures simples prises avant le départ peuvent faire toute la différence et dissuader les auteurs potentiels.

    Les 7 réflexes à adopter avant de partir

    • Demandez un audit gratuit de votre habitation auprès du conseiller en prévention vol de votre zone de police ; 
    • Inscrivez votre logement à la surveillance vacances proposée par de nombreuses zones de police ; 
    • Confiez un double des clés à une personne de confiance capable d’intervenir en cas de besoin ; 
    • Donnez à votre habitation une apparence occupée en utilisant une minuterie pour l’éclairage ou pour l’ouverture et la fermeture des volets (électriques) ; 
    • Evitez de signaler votre absence que ce soit sur votre porte, votre répondeur ou vos réseaux sociaux ; 
    • Faites relever votre courrier afin d’éviter qu’il ne s’accumule dans votre boîte aux lettres ;  
    • Attendez votre retour pour publier vos photos de vacances.  

    N’oubliez pas les accès secondaires

    Les cambrioleurs ne passent pas toujours par la porte d’entrée. Avant votre départ :  

    • Verrouillez correctement portes, fenêtres, garages et dépendances ; 
    • Rangez échelles, outils et matériels pouvant faciliter une effraction ; 
    • Placez les objets de valeur hors de vue et, si possible, dans un endroit sécurisé ;  
    • Attachez vélos et équipements de valeur, même lorsqu’ils sont stockés dans un garage ou un abri de jardin.  

    La solidarité entre voisins reste une protection efficace

    La vigilance de quartier demeure un atout précieux contre les cambriolages. Informer un voisin de confiance de votre absence et signaler rapidement tout comportement suspect à la police contribue à renforcer la sécurité de tous.  

    Plus d’informations relative à la prévention contre les cambriolages 

    SPF Intérieur - Direction générale Sécurité et Prévention

    Rue du Commerce 96
    1040 Bruxelles
    Belgique

    Tél : +32 2 488 33 24 ou https://www.besafe.be

     

  • LA NAISSANCE DE LA TONSURE

    Le moine que l’on imagine porte la tonsure, qui apparaît au début du Moyen âge. Le dessus du crâne est rasé et les cheveux forment une couronne autour de la tête, évoquant la couronne de l’apôtre Pierre.
    Mais comment, à cette époque procédait-on pour l’entretenir ? La coupe se faisait aux ciseaux et pendant ce temps, on récitait des psaumes. Les chartreux, soumis à une vie solitaire, recevaient en entrant en cellule, un peigne, une brosse, une pierre et un cuir à aiguiser le rasoir.
    La barbe et les cheveux étaient entretenus à intervalles irréguliers, selon les ordres, tous les quinze jours pour les uns et de cinq à six fois par an pour les autres.
    La pratique du rasoir se faisait deux par deux, les moines se faisant face, l’un tenant le rasoir et l’autre l’eau et toujours au rythme du chant des psaumes. Le lavage des cheveux pouvait avoir lieu le même jour que le rasage sans demander préalable. Quand aux ongles, on ne les coupait ni le dimanche ni les jours de fête.
     
    TONSURE
    La tonsure est une pratique adoptée par certaines Églises, consistant à raser une partie des cheveux d'un clerc. Signe de renonciation au monde, elle est aussi, avec la prise d'habit et le changement de nom, un élément d'un rituel de mort et de renaissance qui efface les péchés antérieurs.
    L'origine de la tonsure est incertaine mais elle n'était certainement pas largement connue durant l'Antiquité. Ce rite est peut-être imaginé à partir de la tonsure du jeune enfant, rite initiatique romain qui est progressivement christianisé pour les clercs.
    La tonsure est une pratique née à la fin de l'antiquité ; elle n'est pas connue aux premiers temps de l'Église.
    Saint Jérôme, dans sa Lettre à Népotien, l’approuve dans la mesure où elle permet aux clercs de se distinguer des barbares et des soldats ; mais à condition que le crâne ne soit pas entièrement rasé, marque infâmante des esclaves à Rome. La tonsure est d’abord adoptée par les moines avant de gagner les prêtres au VIe siècle. À partir du VIIe siècle, plusieurs sortes de tonsures entrent en concurrence :
    · la tonsure orientale, consistant à raser la tête tout entière, réputée fondée sur l'autorité de l'apôtre Paul ;
    · la tonsure celtique, consistant à raser l'avant du crâne, d'oreille en oreille, réputée fondée sur l'autorité de l'apôtre Jean ;
    · la tonsure romaine, consistant à raser seulement le haut du crâne, le reste des cheveux formant une couronne, réputée fondée sur l'autorité de l'apôtre Pierre.
    La règle de saint Benoît (vie s.) mentionne la tonsure de manière accessoire, en parlant de ceux qui mentent à Dieu par leur tonsure (ch. 1, 7). Le deuxième concile de Nicée en 787 rappelle que la tonsure ecclésiastique est un rite qui ne peut remplacer l'ordination et conférer une fonction dans l'Église.
    Au sein de l'Église catholique, la tonsure romaine l'emporte sur les deux autres formes et reste en vigueur jusqu'en 1972, date à laquelle le motu proprio Ministeria quædam de Paul VI la rend facultative.
    Au fil du temps, la tonsure romaine s'est réduite à un cercle de quelques centimètres de diamètre. Lors de la cérémonie de l'ordination, elle est préfigurée par la coupe de quelques mèches de cheveux.

  • AIKIDO A JODOIGNE

    Qui sera avec nous pour les cours d'Aikido au club de Jodoigne durant le mois d'aout ???
    Si cela vous tente, il vous est demandé de remplir le "DOODLE" suivant : https://doodle.com/.../e91c9eb5-6199-44cf-ad85.../select
    Les cours seront maintenus pour autant que nous soyons minimum 12 par cours. Vu les demandes, cela ne devrait pas poser de problème mais je vous demande malgré tout de vous inscrire

  • UNE BOÎTE A LIVRES A LINCENT

    Il n’y en avait pas encore dans notre quartier. (Rue de la Station)
    Profitez de la boîte à livres pour échanger, trouver la pépite, prendre ou déposer.
    Merci de respecter l’endroit et le quartier.
    Le principe : déposer un livre que vous avez aimé -ou détesté- et en emmener un autre.
    Déposez-le ensuite dans une autre boîte à livres et profitez de vos lectures.
    Que les vacances commencent et que les livres se terminent 

  • PERMANENCES COMMUNALES A BEAUVECHAIN

    Rappel des permanences et horaires du mois de juillet
    Avant de vous déplacer à l’Administration communale, pensez à consulter le calendrier des permanences du mois. 
     Durant les vacances scolaires, les permanences Population / État civil du mercredi après-midi ne sont pas assurées.
    Tous les services de l’Administration communale seront fermés le mardi 21 juillet à l’occasion de la Fête nationale.
     Un besoin urgent ? Notre guichet en ligne reste accessible 24h/24 et 7j/7 :  https://beauvechain.egovflow.be/
    Vous pouvez notamment vous procurer plusieurs documents administratifs sans vous déplacer.
    Merci de votre compréhension et bel été à toutes et tous !

  • TV COM A INCOURT CE JEUDI

    Ce jeudi 16 juillet, TV COM enregistrera son journal à Incourt.
    Au terme d'un petit périple, l'équipe et son animateur rejoindront la Place des Fêtes au Centre d'Incourt (celle devant l'ancien Rianfra) sur le coup de 11h30 et demande si quelques habitants pourraient s'y trouver pour partager l'une ou l'autre réflexion sur la vie dans notre Commune d'Incourt
    Donc, si vous avez un peu de temps à leur consacrer, n'hésitez pas à venir sur place ce jeudi, entre 11h30 et midi !