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Les jeux des enfants autrefois à la ferme

Quand j’étais enfant, pendant les vacances chez ma tante, à la campagne, le bonheur était simple. Dès que le soleil était levé, nous étions dehors. Avec mon petit frère, nous courions dans les champs, nous inventions mille aventures et nous profitions de cette grande liberté que l’on ne connaissait pas encore comme un trésor.
L’après-midi, nos amis, les enfants des voisins, venaient nous rejoindre. Alors, les jeux commençaient. Nous jouions à la poupée, nous faisions semblant d’être de grandes personnes, nous construisions de petites maisons avec des bouts de bois et tout ce que nous trouvions autour de nous. Avec un peu d’eau, nous pouvions nous amuser pendant des heures : nous remplissions des bassines, nous nous éclaboussions et nous riions aux éclats.
Nous jouions aussi à cache-cache dans la grange, entre les bottes de foin, ou à chat perché autour de la maison. Nous faisions des courses dans les prés, nous sautions à la corde, nous jouions à la marelle et aux billes. Parfois, nous fabriquions des cabanes avec des planches, des cartons ou de vieux draps. Un simple morceau de bois pouvait devenir un cheval, une vieille caisse se transformer en voiture et quelques cailloux devenir les trésors les plus précieux du monde.
Quand venait le soir, nous étions fatigués, les genoux parfois écorchés et les vêtements couverts de poussière, mais nous étions heureux. Nous n’avions pas besoin de jouets coûteux, de jeux vidéo ou de téléphones pour nous divertir. Nous avions les champs, les arbres, la rivière, les animaux de la ferme et surtout notre imagination.
Aujourd’hui, quand j’entends les gens dire qu’autrefois, on n’avait rien, je pense souvent que, justement, nous avions l’essentiel. Nous savions jouer avec presque rien. Un peu de terre, de l’eau, quelques bouts de bois et beaucoup d’imagination suffisaient à remplir nos journées de bonheur.
Quand je repense à toutes ces années passées, je me dis que ces moments-là ne reviendront jamais. Le temps a passé, les enfants ont grandi et la vie a changé. Mais au fond de moi, je garde précieusement le souvenir de ces vacances à la ferme, de ces longues journées d’été et de ces jeux simples qui nous rendaient si heureux.
Qu’est-ce que je regrette ces années-là ! Elles étaient peut-être simples, mais pour nous elles étaient belles. Et aujourd’hui encore, il me suffit de fermer les yeux pour revoir les champs baignés de soleil, entendre les rires des enfants et retrouver, l’espace d’un instant, le bonheur d’autrefois.
(source La vie et les métiers d'autrefois)

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