Le saviez-vous ? Les sous-vêtements noirs n’ont pas toujours existé !
Puisque nous avons vu le noir, intéressons-nous maintenant au blanc, qui évoque, dans la culture occidentale, la pureté, la virginité et la propreté. Cette association est ancienne et profondément ancrée dans les imaginaires occidentaux, notamment sous l’influence de la tradition chrétienne, où le blanc est souvent associé à la lumière, à l’innocence et à la spiritualité.
Avant les années 1930, les textiles en contact direct avec la peau, comme les sous-vêtements, les chemises ou les draps, étaient généralement blancs, pour des raisons à la fois symboliques et pratiques il était donc inutile de chercher des sous-vêtements noir le blanc permettait en effet de mieux repérer les traces de saleté et témoignait ainsi de l’attention portée à l’hygiène. Il était également plus facile de blanchir les tissus blancs en les lavant, en les faisant bouillir ou en les exposant au soleil.
À l’inverse, les étoffes colorées étaient autrefois plus difficiles à entretenir, car les teintures pouvaient perdre de leur intensité au fil des lavages. Le blanc s’est donc progressivement imposé comme la couleur de référence pour le linge de corps et le linge de maison. Avec les progrès de l’industrie textile, l’apparition de nouvelles teintures et l’évolution des pratiques d’hygiène au cours du XXᵉ siècle, les couleurs ont peu à peu investi ces domaines.
Le blanc reste néanmoins fortement associé à la propreté et à l’hygiène. C’est pourquoi on le retrouve encore aujourd’hui dans de nombreux univers liés au soin et à la santé, comme les blouses médicales, les draps ou les serviettes. Il est ainsi devenu une couleur ambivalente : à la fois symbole de pureté et de perfection, mais aussi marqueur visuel de la propreté et de l’ordre.
(source La vie et les métiers d'autrefois)