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LES ORIGINES DU MOT " CANICULE"

Le mot canicule vient du latin canicula, qui signifie “petite chienne”, diminutif de canis (chien).

Dans l’Antiquité, Les Romains associaient les grandes chaleurs de l’été au lever héliaque de Sirius. Le lever héliaque est le moment où une étoile réapparaît à l’aube après une période d’invisibilité.
Pour Sirius, cela se produisait fin juillet, période traditionnellement très chaude autour de la Méditerranée.
 
Ils pensaient que la présence de Sirius dans le ciel du matin renforçait la chaleur du Soleil, d’où l’expression dies caniculares → “jours du chien”, devenus canicule.
 
La constellation du Grand Chien et Sirius sont connues depuis des millénaires : en Egypte antique, sous le nom de Sopdet, en Grèce Antique où Homère, Hésiode et Aratos mentionnent Sirius. Et aussi dans la Rome antique où les Romains fixent les dies caniculares entre fin juillet et mi-août.
 
Les épisodes de fortes chaleurs ne datent pas d'hier.
 
La vague de chaleur et la sécheresse qui ont sévi toute l'année en 1540 ont constitué le pire événement climatique de ce type depuis 1473 en Europe. L'Europe fut frappée pendant des mois par une sécheresse et une chaleur exceptionnelles. De février à la fin de l'année, la chaleur a été exceptionnellement intense, accompagnée de faibles précipitations. Les récoltes souffraient, les cours d'eau baissaient fortement et les contemporains gardèrent le souvenir d'un été hors norme.
Ces chaleurs et cette sécheresse eurent des conséquences catastrophiques sur une grande partie du continent.
 
Ecoutons le poète Ronsard en parler :
 
Canicule, été 1547
Ronsard évoque un épisode caniculaire dans son "Ode de la venue de l'été" qu'il a rédigée au cours de l'été 1547 :
 
« Dejà les grandes chaleurs s'émeuvent,
Et taris les fleuves ne peuvent
Leurs peuples écaillés couvrir.
Déjà voit-on la plaine altérée
Par la grande torche éthérée
De soif se lâcher et s'ouvrir.
L'étincelante Canicule,
Qui arde, qui cuit, qui bout, qui brûle,
L'ardeur nous lance de là-haut,
Et le Soleil qui se promène
Par le bras du Cancre, ramène
Tels jours recuits d'extrême chaud...»
(source texte et ill Entre médiéval et Renaissance FB)

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