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HELERACINES VOUS PRESENTE LE MOULIN DE LA GETTE

 
Ce moulin à huile, également désigné sous les noms de stordeur ou stordoir, est attesté dans des écrits dès 1256 et figure déjà sur des gravures datant de 1606. Il fut reconstruit en 1699. L’énergie nécessaire à son fonctionnement était fournie par une roue à aubes, actionnée par le courant combiné du Gollard, venant de Noduwez, et par une dérivation de la Gette aménagée pour rejoindre ce ruisseau. Cette déviation avait été autorisée en 1310 par Jean II, duc de Brabant.
Le ruisseau portait auparavant les noms de Harbeek (XIVᵉ–XVIᵉ siècles) puis de ruisseau de Noduwez (XVIIᵉ–XIXᵉ siècles). Un différend opposa un temps l’abbaye d’Heylissem aux habitants du village d’Opheylissem à propos de l’usage de ce cours d’eau. Le maire de Tirlemont, Francon de Wanghe, se rendit sur place, accompagné de plusieurs chevaliers et sergents, vassaux du duc, ainsi que de quelques échevins de Tirlemont. Les religieux soutenaient que le ruisseau devait demeurer libre : il ne pouvait servir ni au rouissage du lin, ni au lavage du linge, ni être souillé ; il était également interdit de planter arbres ou haies sur ses rives, ou d’y placer quoi que ce soit à moins de trois pieds de distance, tant du côté du village que des prés, sauf à laisser un passage suffisant pour que deux personnes puissent s’y croiser afin d’assurer le nettoyage et le curage du cours d’eau. L’abbaye eut gain de cause, bien que certaines concessions aient été accordées aux habitants quant à l’usage de la source aujourd’hui dite de Saint-Martin.
Le moulin faisait partie des bâtiments de production dépendant de l’abbaye. C’était l’ancien pressoir à huile de l’abbaye. On y pressait les graines de colza et de navet pour obtenir l’huile servant autrefois à l’éclairage. Ce moulin était donc indispensable, puisqu’il servait à fabriquer l’huile végétale d’éclairage. Autrefois on s’éclairait à l’huile dans ces lampes nommées crassets.
Après son acquisition par la famille Van den Bossche en 1821, il fut utilisé jusqu’en 1836 pour le râpage des pommes de terre destinées à la fabrication de l’esprit de fécule, ou eau-de-vie de pomme de terre, produite dans l’ancienne abbaye. Gravement endommagé le 12 mai 1940, lorsque l’armée française fit sauter le pont de la Gette lors de la bataille de la Gette, il fut par la suite détruit.
Si vous en voulez en savoir plus sur l'histoire de la commune, le site Héléracines est toujours disponible (lien ci-dessous en commentaire).

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