LE CHÄTEAU FERME DE LA TOURETTE A L'ECLUSE
Nousvous avions annoncé dans une précédente édition de suivre Mathieu Bertrand au La ferme-château de la Tourette à L’Ecluse Cette piublication a fait l'objet d'un bug que nous rectifions ce jour avec toutes nos excuses
Le village de L’Ecluse est établi le long du Schoorbroek, à l’endroit qui précède tout juste son entrée sur les terres de Hougaerde et où, supposent Tarlier et Wauters, se trouvait peut-être une écluse (sluys) ou une vanne (Ter-Sluis en 1374, l’Eslceuse en 1440). Il se peut aussi que le nom donné à L’Ecluse ait été emprunté à celui d’une famille « de Slusa » qui y possédait des propriétés dès la fin du 11e siècle.
Le toponyme « Schoor-broek » signifie littéralement « terrain marécageux ». Voilà qui nous informe sur la nature du territoire traversé par ce cours d’eau. Plusieurs constructions s’égrènent le long de son parcours et témoignent encore de l’aisance de leurs propriétaires à une époque où la richesse provenait essentiellement des ressources naturelles qui caractérisaient leur domaine. Parmi celles-ci, la ferme-château de la Tourette, sise sur le flanc sud du ruisseau et inscrite à l’Inventaire régional du Patrimoine.
S’il est exact que les terres de l’actuel Brabant wallon ont été durant l’Ancien Régime, en majeure partie, la propriété des grandes abbayes du pays, un certain nombre de propriétaires fonciers issus du monde séculier y possédaient également quelques domaines. À côté des grandes fermes en carré s’érigent aussi des ensembles de type seigneurial où vont se mêler préoccupations agricoles et ostentatoires. C’est le cas, humblement, de cette ferme-château. L’usage du mot « Tourette » n’est pas anodin, il désigne l’existence d’une petite tour et fait référence de manière assez claire à l’habitat seigneurial par excellence, le donjon. Cette structure dont l’appellation initiale « de Rabais » est attestée dès 1440, en tant que fief du Duché de Brabant. L’un de ses propriétaires, Jean Landtwyck n’était autre que le maire de l’Ecluse entre 1590 et 1612. Les bâtiments ont été incendiés en 1690 et la reconstruction ne se fit pas sans peine. L’ensemble a été fort modifié mais il conserve une solide tour carrée du 17e siècle, en brique, de 3 niveaux striés par des bandeaux plats en pierre de Gobertange et couverte par une toiture d’ardoise en pavillon.
(Texte et photo Mathoeu Betrand -