Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le Château de Pietrebais en Grez

 Le château de Piétrebais-en-Grez est l’un des joyaux patrimoniaux les plus importants de la vallée du Train, à Grez-Doiceau. S'il arbore aujourd'hui des façades modifiées au cours des siècles (notamment au XVIIe et  XIXe siècle), ses origines sont bien plus anciennes et profondément ancrées dans la noblesse brabançonne.

Les origines

Bien que la configuration actuelle évoque le XVIIe siècle, le site est un ancien domaine fortifié féodal. Dès le Xe siècle, la première lignée des comtes de Grez est mentionnée. À partir du XIIe siècle, la terre passe aux mains de la famille des Chevaliers de Grez (parfois appelés Chevaliers de Piétrebais, tirant leur nom du ruisseau qui alimente les douves). Les archives indiquent qu'en 1376-1377, le seigneur Englebert de Grez acquiert formellement la propriété décrite comme la "maison de Piétrebais, avec ses douves...". À la fin de ce siècle, la forteresse transite brièvement par les familles Rivieren et Baillet.

De la forteresse au domaine privé.

Le château a changé de mains à travers plusieurs grandes familles de la région. En 1450, le domaine entre dans la prestigieuse famille d'Oultremont, qui le conserve pendant deux siècles avant de s'en séparer. Viendra alors l'ère van den Berghe (1678) : C'est l'époque charnière du XVIIe siècle. Le domaine est acheté par Lamoral van den Berghe. Son fils, Charles van den Berghe, en prend la suite.Aux environs de 1800, le château est acquis par Charles de Looz-Corswarem (qui reçut le titre de duc en 1816). En 1864, le notaire Édouard Beauthier achète le bâtiment et entame de grandes restaurations. Ses descendants en sont  encore propriétaires du  château aujourd'hui, lequel a été divisé en deux habitations privées distinctes.

Le style architectural

Le château présente une physionomie mixte, résultat de ses reconstructions successives, mariant le style défensif médiéval, la Renaissance et des remaniements du XIXe siècle.Le Donjon Médiéval est le vestige le plus ancien et le plus impressionnant de l'époque féodale. Ce donjon trapu possède des murs d'une épaisseur remarquable de 1,45 m à la base et est percé de meurtrières. Fait notable : il est resté à ciel ouvert ou fortifié pendant longtemps, ne recevant sa toiture actuelle qu'au XVIe siècle. À côté du donjon se situe l'entrée primitive, autrefois défendue par un pont-levis. La porte cochère est surmontée d'un magnifique pignon à volutes de style Renaissance, typique de l'architecture brabançonne de cette époque.Le Colombier est la seule tour ronde subsistant de l'ancienne enceinte (qui comptait initialement quatre tours d'angle enserrant un plan rectangulaire). Ce colombier est remarquable à double titre : il abrite 500 boulins (niches pour les pigeons) et a conservé son échelle tournante intérieure d'origine. 

Les armoiries du porche Détail visuel et historique  crucial les armoiries sont directement sculptées dans la maçonnerie au-dessus de la porte principale. Parmi les blasons visibles, on y retrouve sculptées les armes des familles van den Berghe et Limminghe.

Pourquoi ce double blason ? En 1678, Charles van den Berghe (fils de Lamoral) obtint officiellement le droit de relever et de porter le nom et le blason de la famille de sa mère, les Limminghe (ou Liminge). Les transformations du porche d'entrée au XVIIe siècle ont ainsi immortalisé cette alliance et ce droit héraldique dans la pierre

Le château "baigne" toujours aujourd’hui dans le ruisseau du Piétrebais qui remplit ses douves, ce qui lui donne un aspect très romantique et préservé au sein de la vallée du Train.

Le domaine est aujourd'hui divisé en propriétés privées et non accessible au public,

(sources : diverses monographies et documents touristiques photo GDH Grez-Doiceau)

Jean Flamme

 

Écrire un commentaire

Optionnel