A PROPOS D'UNE MOSAÏQUE DE CLAUDE RAHIR
L’artiste belge et plasticien Claude Rahir (1937-2007) était un amoureux des rencontres et voyait en toutes formes d’art un moyen de communication surpassant le langage.
Dispersées aux quatre coins du monde, ses peintures murales et mosaïques sont monumentales : au Japon, il a recouvert un mur de 900 m2 (Funabashi, 1990), réalisé une mosaïque de la même taille au centre commercial Lalaport (Funabashi, 1988), ainsi qu’une mosaïque circulaire à Wakamatsu (1987) et peint une tour d’eau d’une hauteur de 41 m (Wakamatsu, 1987) ; un mur de 105 m2 à l’université de Kingston en Jamaïque (1979), deux murs au Centre Spatial de Kourou (Guyane, 1985), une mosaïque pour célébrer la paix à Ravenne (Italie, 1984), une chapelle en Bolivie (1978), en Egypte, des murales dans un hôpital pour lépreux (1982), une mosaïque au musée d’art moderne de Séoul (1987, Corée du sud), pour ne citer que quelques exemples… Un livre intitulé La Griffe d’amour. Lettres de voyage d’un artiste autour du monde, retrace ces expériences de voyage (éd. Luce Wilquin, 1993).
En Belgique on peut voir ses mosaïques, sculptures ou peintures murales à Bruxelles, Woluwe, Liège, Louvain-La-Neuve (Place Agora, 1976), Ottignies (Centre culturel), Treignes, Havelange, Jodoigne (hôtel de ville, 1987), Verviers, Fontaine-L’Evêque, Enghien, Redu (Centre spatial, 1987), par exemple…. Outre ses œuvres monumentales, il a utilisé des techniques diverses pour des formats d’œuvre destinés à des particuliers : peintures à l’huile, aquarelles, encres, dessins, lithographies, sculptures en pierre, en bronze, petites mosaïques, œuvres en verre.
Cette mosaïque-ci fait partie des quelques œuvres visibles au départ de l’espace public dans la Commune et qui rappellent son ancrage à Nodebais.
Texte de Julie et Natascha Rahir – Photo de l’Atelier de l’Image