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À la découverte des vieux métiers de chez nous

À l'occasion des journées du Patrimoine, redécouvrons ensemble la richesse du wallon liégeois à travers ses métiers d’autrefois. Notre langue est un véritable trésor qui raconte l’histoire de nos artisans.
 
Le monde des artisans (Omes di mèstî) : Le mot mèstî désigne à la fois un métier ou une corporation. On dit souvent qu'« il n'y a pas de sot métier » (N'a nou sot mèstî).
  •  Li Marihå (ou Mar’hå) : Le maréchal-ferrant. Un métier indispensable pour ferrer les chevaux. Un dicton bien connu nous rappelle qu’« a chaque mar’hå s’ clå » (à chaque maréchal son clou), signifiant que chacun travaille à sa façon ou que chacun a sa propre spécialité.
  •  Li Mounî : Le meunier. Personnage central du village, il était celui qui faisait tourner la meule (pîre dè molin) pour transformer le grain en farine.
  •  Li Bol’djî : Le boulanger. On disait autrefois qu'il « vaut mieux aller chez le boulanger que chez le pharmacien » (Våt mî d'aler å bol’djî qu'a l'apoticåre), car une bonne nourriture est le premier des remèdes.
  •  Li Tchårlî : Le charron. C'est lui qui fabriquait les chars, les charrettes et tous les véhicules nécessaires aux travaux des champs.
  •  Li Banselî : Le vannier ou rempailleur, maître dans l’art de tresser les banses (mannes ou paniers d’osier).
  •  Li Cwèpî ou Savetî : Le cordonnier. On raconte souvent que c'est le cordonnier qui est le plus mal chaussé (Li ci qu’èst l’ pus må tchåssî, c’èst todi l’ savetî).
Il y a aussi le métier de facteûr (facteur) qui a beaucoup changé. Autrefois, on l'invitait souvent à entrer pour prendre une dringuèle (un pourboire ou une petite goutte) et discuter des nouvelles du jour. Aujourd'hui, ils sont bien plus èhåstés (pressés) et n'ont plus toujours le temps de copiner (faire la causette).
 
En cette journée du Patrimoine, n'oublions pas que notre langue est, elle aussi, un héritage vivant (in-éritèdje) qu'il nous appartient de préserver.
 
Et vous ? Vos ancêtres exerçaient-ils l'un de ces beaux métiers ? Avez-vous encore des outils de tchårlî ou de mounî dans votre grenier ?
(Extrait de Wallon parler, apprendree, partager)

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