Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ESSAI DE MOBILITY WASHING CONTROVERSE A GREZ-DOICEAU

Grez-Doiceau annonce l’expérimentation de rues scolaires durant 4 jours aux abords de 4 écoles de la commune. Bien que l'objectif annoncé soit louable, la méthodologie utilisée relève d'un amateurisme affligeant qui risque de produire l'effet contraire de celui escompté (enfin, que dis-je, peut-être s'agit-il bien là de l'effet escompté).
Selon les recommandations officielles (SPW (Fiche 501 Sécurothèque), BXL Mobilité) et d’acteurs spécialisés (ASBL Tous à Pied), un véritable test de rue scolaire doit s'étendre sur 3 à 6 mois. Pourquoi ? Parce que le report modal et le changement d'habitudes des familles demandent une phase d'apprentissage et de réorganisation logistique logiquement impossible à observer en seulement quatre jours.
1/ Sans le temps nécessaire pour que de nouveaux réflexes de mobilité s'installent, l'initiative risque surtout de générer un report de trafic désordonné dans les rues adjacentes et de la frustration chez les usagers perturbés dans leurs habitudes. Seules les personnes déjà acquises à la cause seront contentes de cette mesure.
2/ En évaluant une mesure sur ses 4 premiers jours (soit la période où la perturbation des habitudes est la plus forte), le risque est grand de conclure à une expérience "non concluante" et ainsi amoindrir les chances d'obtenir un aménagement pourtant bénéfique et indispensable sur le long terme ! Forcément, on ne va pas changer ses habitudes pour 4 jours, et ça n'aura produit que du désordre.
Que la commune arrête de parler d'un "essai" ; il s'agit uniquement, au mieux, de marquer le coup pendant la semaine de la mobilité et de pouvoir dire "on a essayé, ça n'a pas marché, vive la voiture et les gros pick-ups pour que les enfants se sentent en sécurité sur le trajet de l'école"..

Écrire un commentaire

Optionnel