LE CTO FAIT TOUJOURS COULER BEAUCOUP D'ENCRE A ORP-JAUCHE
CTO – Quelques précisions factuelles à la suite de publications récentes de M. Hugues Ghenne
À la suite de différentes publications et commentaires concernant le Centre de Tir d’Orp-Jauche, le Conseil d’administration du CTO souhaite apporter quelques précisions factuelles à ses membres et au public.
Nous regrettons tout d’abord que le CTO soit une nouvelle fois présenté publiquement comme une installation « bruyante, non conforme et générant des nuisances ». C'est bien ainsi que le centre est décrit dans la publication concernée.
La question du bruit ne devrait pourtant pas être traitée sur la base d’impressions ou d’affirmations, mais sur celle des mesures et documents objectifs disponibles.
Le jugement rendu en janvier 2024 par le Tribunal de première instance du Brabant wallon, division Nivelles, a déjà examiné la question des nuisances sonores invoquées à l’encontre du CTO et a constaté que celles-ci n'étaient pas établies.
Plus récemment, une étude acoustique réalisée par ASM le 6 novembre 2025, pendant une période réelle d’activité du stand, a permis de mesurer objectivement son impact acoustique. Les résultats montrent que les niveaux mesurés restent inférieurs aux valeurs limites acoustiques retenues.
Il est donc particulièrement important de distinguer les inquiétudes ou affirmations exprimées publiquement des résultats de mesures réalisées par des professionnels.
Concernant les jeunes et l’école de tir, certaines affirmations publiées récemment nécessitent également d’être rectifiées.
Il a notamment été affirmé que le tir à air comprimé aurait dû partir « à la demande des gestionnaires actuels » et que l’équipe aurait été « évacuée par les gestionnaires actuels ».
L’école de tir du CTO existe toujours et reste active.
Présenter cette activité comme ayant été supprimée par les gestionnaires actuels ne correspond donc pas à la réalité.
Concernant la procédure environnementale, il nous paraît également nécessaire d’éviter les raccourcis.
La situation actuelle ne peut être résumée en affirmant que le CTO aurait simplement été reconnu comme trop bruyant ou que ses installations auraient été déclarées globalement non conformes.
Au cours de la procédure, le CTO a dû répondre à de nombreuses objections et affirmations formulées notamment par le Collège communal et a produit des documents techniques et administratifs pour y répondre.
C’est précisément dans cette logique que le CTO poursuit aujourd’hui son travail : répondre aux questions soulevées par des éléments objectifs, des documents officiels et des études techniques.
Nous constatons également que certains commentaires publics dépassent les questions d’environnement ou d’urbanisme pour mettre directement en cause les gestionnaires du CTO.
Il est ainsi écrit qu’avec des personnes « compétentes et bosseuses », un centre de tir pourrait « renaître ». Il est également souhaité que des personnes « courageuses et sérieuses » relancent le projet. Le CTO ne souhaite pas entrer dans ce registre.
Notre ASBL est administrée conformément à ses statuts par ses organes compétents. Des bénévoles consacrent depuis des années beaucoup de temps et d’énergie à son fonctionnement et à la défense de son avenir.
Une situation qui dépasse largement le seul CTO
La situation actuelle porte également préjudice aux tireurs sportifs, qui doivent pouvoir pratiquer régulièrement et satisfaire aux obligations qui leur sont imposées pour le maintien de leurs autorisations.
Le CTO compte par ailleurs plus de 30 membres issus de différentes zones de police. Pour ces professionnels, le maintien des compétences liées à l’utilisation de l’armement repose notamment sur une formation et un entraînement régulier.
Cette situation prend une dimension supplémentaire lorsqu’on sait qu’une zone de police de la région liégeoise a manifesté son souhait de pouvoir utiliser les installations du CTO pour l’entraînement de ses policiers. Dans les circonstances actuelles, le CTO est malheureusement contraint de refuser cette possibilité.
Il peut paraître paradoxal qu’une infrastructure dont l’utilité est reconnue par des policiers issus de différentes zones et recherchée par une zone de police pour ses besoins d’entraînement ne puisse actuellement plus remplir cette fonction.
Dans un contexte où les possibilités de tir disponibles dans la région sont déjà très limitées, la fermeture du CTO ne fait pas disparaître le besoin : elle augmente la pression sur les autres infrastructures, dont plusieurs sont déjà saturées ou n’acceptent plus de nouveaux membres.
Rechercher des solutions plutôt que prolonger les oppositions
Le Conseil d’administration estime qu’une autorité communale a naturellement pour mission de veiller au respect de la réglementation. Nous ne demandons aucun traitement de faveur.
Mais nous pensons également qu'une autorité publique peut jouer un rôle de facilitateur et de recherche de solutions, particulièrement lorsqu'une infrastructure associative répond à des besoins sportifs, associatifs et professionnels réels.
Le CTO souhaite précisément travailler dans cette direction : satisfaire aux exigences administratives qui lui sont imposées et permettre la pérennité d'une infrastructure présente depuis plusieurs décennies dans la commune.
Nous continuerons donc à répondre par les faits, les documents, les mesures et le dialogue, plutôt que par des attaques personnelles.
Notre objectif reste simple : permettre au Centre de Tir d’Orp-Jauche de poursuivre ses activités dans le respect de la législation, au service de ses membres, de ses jeunes tireurs et des professionnels qui ont besoin d’une infrastructure adaptée.
Le Conseil d’administration
CTO ASBL
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