LES ARAIGNEES DE NOS HABITATIONS
Deux araignées peuplent le plus souvent nos maisons, et il est utile de savoir les reconnaître, ne serait-ce que pour cesser d'en avoir peur. Car ni l'une ni l'autre ne présente le moindre danger.
La première est la tégénaire, la fameuse araignée géante qui traverse le mur à toute vitesse en automne. On la reconnaît à son gros corps brun-gris en deux parties, marqué de chevrons, et à ses longues pattes velues qui la rendent très rapide. Un point rassurant à connaître : elle ne saute pas, et elle ne tombe pas des plafonds, car ses pattes n'ont pas de coussinets adhésifs. Son impression de vitesse effraie, mais elle ne fait que fuir.
La seconde est le pholque, cette araignée toute fine que vous voyez immobile dans un coin de plafond, au-dessus de la baignoire. Son corps minuscule, trois à cinq millimètres, est porté par des pattes démesurées et filiformes. C'est, disent les spécialistes, l'araignée la plus inoffensive d'Europe : ses crochets sont physiquement trop courts pour percer une peau humaine.
Ce constat vaut d'ailleurs pour presque toutes nos araignées. La grande majorité ont des crochets bien trop petits ou trop faibles pour nous atteindre. Et les rares espèces réellement à surveiller, comme certaines veuves ou la mygale à toile-entonnoir, ne vivent tout simplement pas chez nous, ni en France, ni en Belgique, ni en Suisse.
Les araignées de nos maisons ne sont pas dangereuses. Les reconnaître, c'est déjà commencer à ne plus les craindre.