LE SPORT AU MOYEN-ÂGE
La régénération du Moyen Âge
Fossoyeur du sport antique, c'est paradoxalement le christianisme qui va inventer le sport moderne. L'élan du Moyen Âge, en effet, sera fondamental. Le développement de l'esprit chevaleresque s'appuyait sur des vertus que lui fixait l'Église ; celle-ci avait anéanti l'athlétisme antique ; elle en fit surgir un autre qui lui échappa bientôt et provoqua de sa part d'inutiles réactions.
Au-delà de la longue nuit des invasions, le monde occidental retrouve peu à peu son entité. Cette régénération, qui s'étend sur des siècles, s'accompagne, dans le royaume de France, d'une débauche d'activité sportive dont, longtemps, on ne soupçonna pas l'intensité...
Eh oui, le sport avant la lettre existait aussi au Moyen Âge ! :
Des activités physiques pratiquées à cheval à l'aide d'armes, ou à terre pour les jeux de balles.
Au Moyen Âge, le « sport » comme activité de plaisir s’ouvre à toute la société, à l’exception du clergé, pour qui chaque minute non consacrée à la pratique de la foi est une perte de temps. La chevalerie crée des cohortes d’athlètes puissants, agiles et rompus au maniement des épées, des arbalètes et autres arcs.
Dans les villes et les villages, le peuple s’affronte au jeu de paume, l’ancêtre du tennis mais joué à la main, à la soule, un jeu de ballon qui oppose deux équipes, à la lutte et à la crosse, une sorte d’ancêtre du hockey voire du golf.
C’est au 12e siècle que remonte la première mention écrite de la soule, aussi appelée "choule". Sa pratique est peut-être même plus ancienne.
Par son côté ludique la soule contribue à renforcer l’identité des communautés villageoises. Mais elle pouvait aussi être dangereuse lorsque la rivalité entre les bourgades était exacerbée : de nombreux faits de violence sont attestés !
Le principe du jeu est simple : 2 équipes se disputent un ballon qu’il faut récupérer, envoyer dans le camp opposé et le faire rentrer dans un lieu précis.
C’est là que les choses se corsent ! Car ce lieu peut être atypique : le porche de l’église, un cimetière ou même la mare où l’on « noyait la soule »… qu’il fallait ensuite aller rechercher...
(Source entre médiéval et renaissance FB)