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LA CHAPELLE NOTRE-DAME DE LOURDES A BOSSUT

Chapelle de Notre-Dame de Lourdes (Ancienne et actuelle photo)

Située rue du Gauwin (après le n°6, à gauche du chemin de terre, dans la verdure)

Cette chapelle fut édifiée par Charles Princen (et son épouse Marie Delvaux), probablement suite à la perte en très bas âge d’une de leurs filles en 1944.

Marthe Lebrun (sœur de l’instituteur) et son époux Henri De Leenheer (militaire « de carrière »), au milieu, Cécile Lebrun (dite Cilette) âgée de 9 ans

 

La Chapelle Notre-Dame de Lourdes, est souvent appelée localement la "Chapelle Princen" du nom de ses fondateurs.

Comme c'est souvent le cas pour les édicules ruraux de cette période, la construction est liée à un événement familial tragique. La mention de la perte d'un enfant en 1944 est tout à fait cohérente avec la tradition des "ex-voto" (en remerciement d'une grâce ou en mémoire d'un défunt). Bien que l'événement déclencheur date de 1944, ces petites chapelles privées étaient souvent érigées dans les années qui suivaient immédiatement la Libération, marquant un retour à la piété dans un climat de reconstruction

Un style néo-traditionnel sobre

La chapelle de la rue du Gauwin s'inscrit dans un style néo-traditionnel sobre, typique des constructions rurales du milieu du XXe siècle en Brabant wallon.

Elle utilise généralement la brique rouge locale, parfois agrémentée de pierre de Gobertange (très présente dans la région de Grez-Doiceau et Beauvechain) pour le soubassement ou l'encadrement de l'ouverture. C'est une chapelle "à loge" ou "à niche" de dimensions modestes, conçue pour l'oraison individuelle depuis l'extérieur. Son toit en bâtière (deux versants) est souvent couvert de tuiles ou d'ardoises. À l'intérieur, on retrouve classiquement une imitation de la grotte de Massabielle, parfois faite de pierres cimentées ou de scories pour imiter le rocher, où trône la statue de la Vierge.

Le culte

Le culte de Notre-Dame de Lourdes est l'un des plus répandus en Wallonie à cette époque.

La Vierge des affligés : Le choix de ce vocable par la famille Princen-Delvaux n'est pas anodin. On l'invoque pour la guérison, mais aussi pour la consolation des mères ayant perdu un enfant.

Les noms de Lebrun, De Leenheer soulignent l'ancrage de la chapelle dans le tissu social du village. À l'époque, ces lieux étaient vraisemblablement des points d'arrêt lors des processions ou des balades dominicales, renforçant le lien entre les familles et leur terre.

 Son emplacement "dans la verdure", en retrait de la voirie principale, est caractéristique des lieux de recueillement qui cherchent à allier la nature à la spiritualité.

En résumé

On retiendra que cette chapelle est un excellent exemple de la transition entre le patrimoine religieux "officiel" et la piété domestique. Elle illustre comment l'histoire intime d'une famille de Bossut s'inscrit durablement dans le paysage de la commune.  L'implication des familles locales (Princen, Lebrun, De Leenheer)  montre que ces édifices étaient des projets communautaires autant que privés.

(diverses sources historiques locales)(photo : Bossut village rural)

 

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