Au Moyen Âge, tout le mois de mai abondait en cérémonies et joyeuses coutumes : Jeux seigneuriaux et divertissements populaires célébraient le « doux temps gai », des branches de hêtre et d’aubépine ornaient les portes des maisons, étables et granges. Les galants avaient le privilège d’ « ESMAYER » les jeunes filles de leur village et celles-ci se coiffaient de couronnes de fleurs qui devenaient gages d’amour.
Le moi de mai, le mois de Marie
Toutefois, malgré les rencontres suscitées, le mois de la floraison n’était pas propice aux mariages, un proverbe affirmant que « la mauvaise épouse s’épouse en mai ». La raison la plus souvent invoquée pour ce refus du mois de mai est qu'il était traditionnellement consacré à la Vierge Marie... Donc il était malvenu de se marier en cette période de l'année.
"Noces de mai ne vont jamais » ou « Mariage au temps des fleurs, mariage en pleurs".
Il y a aussi vraisemblablement une continuité avec les pratiques des Romains qui ne convolaient jamais en mai. C’était, pour eux, un mois consacré aux cultes des tombeaux. Se marier en mai entraînait la mort de la jeune épousée.
Horace avait déjà consacré cette superstition dans ces vers : « les flammes de l’hymen qui s’allumeront pendant le mois de mai se changeront bientôt en torches funèbres ».
Ce préjugé n’avait pas encore disparu au XXe siècle : les statistiques de l’Etat civil montrant que les mariages étaient infiniment plus nombreux en avril et en juin qu’en mai.
Visuel : Mois de mai, Bréviaire Grimani (15es), Musique et chansons accompagnant les cavalcades printanières.
source : Entre médiéval et renaisssance FB)