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TOURINNES-LA-GROSSE : LE PATRIMOINE DU MOIS

Le patrimoine du mois : l’église Saint-Martin de Tourinnes-la-Grosse
Le village de Tourinnes, longtemps étroitement associé à celui de Beauvechain, a une histoire multiséculaire mais c’est certainement son statut d’enclave de la principauté de Liège en terre de Brabant jusqu’en 1794 qui en forgera la singularité. Avec son implantation dans le site, son plan et ses volumes, la nature de sa tour, la physionomie de ses murs intérieurs et extérieurs, cette église témoigne de ce lien étroit avec la « civilisation » dite mosane.
Les caractéristiques qui ont présidé à sa reconnaissance en 2002 comme l’un des éléments de notre patrimoine exceptionnel de Wallonie sont l’ancienneté de sa nef centrale qui remonte au 10e siècle et la mise en œuvre de son chœur vers le milieu du 13e siècle, qui reflète les débuts peu maitrisés du style gothique sur les terres brabançonnes. Enfin, s’y ajoute sa robuste tour bâtie à la charnière des 12 et 13e siècles, qui témoigne encore de la mixité de son usage (sacré et profane) puisque sa plus probable utilité fût sans doute d’être un lieu de repli et de protection en cas de danger ou une salle haute pour d’éventuelles rencontres et passations d’actes importants pour la seigneurie locale. C’est cette tour qui a donné dès 1800 au nom de la localité le qualificatif de « la Grosse ».
L’ancienneté et la permanence de cette église témoignent du contraste qui existe entre un monument et le caractère transitoire de toutes autres choses. C’est pour cela que l’on parle volontiers de la force du lieu, de son esprit. Dans « Les sept Lampes de l’architecture », John Ruskin (1819-1900) exprimait cette idée de manière remarquable : « la propension des hommes à l’oubli n’a que deux vainqueurs efficaces, la Poésie et l’Architecture ; cette dernière inclut en quelque sorte la première et s’avère, dans la réalité, plus puissante : il est bon de posséder non seulement ce que les hommes ont senti et pensé, mais ce que leurs mains ont manié, ce que leur force a façonné, ce que leurs yeux ont contemplé tous les jours de leur vie ».
© Atelier de l’Image

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