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BEAUVECHAIN : L'ABBAYE DE VALDUC

Patrimoine à l'honneur : l’ancienne abbaye de Valduc
L’abbaye bénédictine de Valduc, fondée vers 1230 et abritant des moniales, doit son appellation au vallon où elle s’implante ainsi qu’au titre de son fondateur, Henri II (1207-1248) duc de Brabant. Il est bien établi qu’au-delà de la dévotion, l’intégration à un couvent est, durant le Moyen Age et l’Ancien régime, une formidable opportunité pour les femmes de s’affranchir du contrôle des hommes. Une fois dans leurs murs, elles ont une latitude hors norme ! Si au 14e siècle, Valduc, comme bon nombre d’abbayes, connait un déclin, une expansion du domaine s’amorcera durant le 15e siècle, avec la construction de refuges, du moulin (1431) et la réédification du chevet de l’église. Cette volonté de redressement porte ses fruits jusqu’au début du 16e siècle mais sa prospérité va souffrir des guerres qui font rages ensuite et qui vont ravager une grande partie de l’abbaye. Le 18e siècle laisse place à une période de paix qui favorisera l’enrichissement des institutions. En 1730, Thérese Fiocco prend les rênes de Valduc. Sa gestion rigoureuse en permettra le redressement et le recours, en 1765, au célèbre architecte Laurent Benoit Dewez pour réédifier le monastère dans le style classique. C’est à cette période que Valduc sera contrainte de participer financièrement à la construction de la chaussée de Louvain et de céder des terres à Nodebais et Hamme en vue de permettre son tracé.
Un décret du 1er septembre 1796 ordonne la suppression des communautés religieuses et Valduc s’éteint. Le site est vendu aux enchères et l’église est démolie vers 1800. En 1867 l’ancien palais abbatial est remplacé par le château actuel ; une longue aile néo-Renaissance construite sur les plans de l'architecte Gérard Vander Linden. En 1919 le domaine fut acheté par le baron et Ministre d’État, Albert Janssen. A son décès, sa fille, la comtesse Plater-Zyberk, en hérite et l’occupe jusqu’à sa mort en 2015. Après y avoir vécu jusqu’en 2017, le comte Stanislas Plater Zyberk le vend à un membre de la famille Dupuis, héritière des fameuses éditions éponymes.
(texte et image M. Bertrand)

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