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  • BBQ A LATHUY

    Le Grand souper BBQ des Les Jeux Intervillages de Jodoigne - Officiel du samedi 22 août !!! Réservez votre repas au plus tôt via le site www.lathuy.be > Réserver son repas du samedi 22 août.
    Le souper sera suivi d'un Quizz musical et d'un concert de Coverdose. La soirée se poursuivra avec DJ Bruno from Lathuy !

  • JEAUX INTERVILLAGES A LATHUY

    Hello Lathuy ! Hello Jodoigne !
    Les Jeux intervillages s'installent dans quelques semaines dans notre beau village !!!
    Réservez sans tarder vos repas sur le site www.lathuy.be > JIV > réserver son repas du 22 août
    Amis lapurons, vous pouvez également, si ce n'est pas déjà fait par un autre canal, vous inscrire comme bénévoles.
    Au plaisir de s'y voir le we des 21, 22 et 23 août 2026 !

  • A L'ETRIER A HELECINE

    Cross Country au CE L'Étrier – Prêt(e) à relever le défi ? 
    Nous vous donnons rendez-vous le samedi 22 août pour notre sympathique concours de Cross Country !
     Début : 10h00
     Hauteurs : 50–60 cm & 80–90 cm
     15 € par épreuve
     Rue d'Ardevoor, Hélécine (en face du n° 51, à l'arrêt de bus)
    Petite restauration et  boissons fraîches disponibles sur place toute la journée.
     Inscriptions via etrier1357@gmail.com ou par Messenger Elza Teitsma.

  • LES SENTIERS DE SART-RISBART

    PROGRAMMATION DU VENDREDI 21 août
     20H - ETHNO Wallonia-Brussels 2026 - Musiques folk et traditionnelles
    ETHNO WORLD est un programme des Jeunesses Musicales International, créé en Europe en 1990 et présent dans plus de 40 pays. Il réunit de jeunes musicien·nes et danseur·euses autour des musiques et danses traditionnelles du monde, qu’ils et elles réinventent ensemble.
     22H - Just Vox - A cappella pop / Vocal band
    Quatre chanteurs et un beatboxer unissent leurs voix pour revisiter avec énergie et humour les grands classiques pop à travers des arrangements originaux et sans instruments.
    Prenez vos places sur https://www.lessentiersdesartrisbart.be/billetterie/
    Toutes les informations sur www.LesSentiersDeSartRisbart.be

  • La noblesse de la « lutte » : quand le jeu de balle refusait d'être un simple match

    Parmi tous les sports qui façonnent la mémoire de nos places villageoises, le jeu de balle occupe une place à part. Non seulement par le claquement sec de la pelote contre le gant ou l'élégance du livreur au tamis, mais aussi par les mots qu'il a su préserver. Là où le monde moderne impose désormais des « matchs », des « rencontres » ou des « confrontations », le jeu de balle a longtemps maintenu, avec une fière obstination, le terme de « lutte ».

    Ce choix de vocabulaire n'est ni un hasard, ni une coquetterie de langage. Il dit l'essence même de ce jeu de paume séculaire.

    L'empreinte du terroir et de l'effort

    Parler de « lutte », c'est d'abord ancrer le jeu dans une tradition où l'effort physique ne se mesurait pas au chronomètre, mais à l'endurance des hommes. Avant que le vocabulaire anglo-saxon ne vienne uniformiser la chronique sportive à coups de matchs et de tie-breaks, la langue populaire qualifiait les choses avec la vérité du terrain.

    Sur le ballodrome — souvent la grand-place du village, pavée, vivante, bordée de cafés et de spectateurs venus nombreux, deux équipes ne venaient pas simplement disputer une partie. Elles entraient en lutte. L'expression véhiculait une dimension héroïque, presque épique, où s'affrontaient non seulement des qualités techniques, mais des caractères, des villages et des réputations.

    La conquête du sol : une guerre de position

    Si le terme « lutte » colle si parfaitement au jeu de balle, c'est aussi en raison de sa dynamique propre. La balle pelote est l'un des rares jeux où la géographie du terrain bouge en permanence sous la pression des joueurs.

    Chaque « chasse » posée est une frontière temporaire, un drapeau planté dans le sol qu'il faudra défendre ou reconquérir. On lutte pour chaque mètre de pavé, pour repousser la pelote au plus loin, pour forcer l'adversaire à céder du terrain. C'est une guerre d'usure et de précision, où le sens du placement et la force du bras comptent autant que la ruse tactique.

    Le récit des retournements impossibles

    Un match moderne est souvent une affaire de statistiques et d'horloge. Une lutte de jeu de balle, elle, est un récit. Parce qu'il n'y a pas de limite de temps, la défaite n'est définitive que lorsque le dernier point de la dernière chasse est inscrit.

    Qui a connu les après-midi de jeu de balle,  se souvient de ces luttes mémorables où une équipe, que l'on croyait résignée et écrasée par le score, retrouvait soudain son souffle. Un changement de livreur, deux chasses bien défendues, le vent qui tourne, le public qui se prend au jeu... et la partie bascule. Le mot « lutte » prend alors tout son sens : il raconte la résistance, le refus d'abdiquer et la capacité à renverser un destin qui semblait scellé.

    Un patrimoine verbal à préserver

    Aujourd'hui, alors que le terme « match » s'est glissé dans la bouche des jeunes générations et dans les comptes rendus rapides, le mot « lutte » résiste encore dans les discussions de comptoir, le long du rectangle blanc, et sous la plume des chroniqueurs attachés au patrimoine.

    Conserver ce mot, ce n'est pas faire preuve d'une nostalgie stérile. C'est se souvenir que le jeu de balle n'a jamais été un simple divertissement codifié, mais une aventure collective où l'effort, le territoire et l'honneur du clocher se disputaient à la force du poignet. Certains mots méritent de ne pas mourir, parce qu'aucun autre ne sait exprimer avec autant de justesse la beauté d'un dimanche sur le ballodrome.

    (source : divers sujets - musée du jeu de balle de Ath) ( original d'une photo de Laurent Bonniver Ballodrome d'Etterbeek Union issu des archives du Musée de la balle pelote)

    Jean Flamme

     

  • ÊTRE SORTI DE LA CUISSE DE JUPITER ...

    Dans la mythologie grecque, un seul dieu est né de la cuisse de Zeus (Jupiter) : Dionysos (ou Bacchus).
     
    Pourquoi Dionysos est-il né de la cuisse de Jupiter ?
     
    Selon le mythe, Dionysos est d’abord conçu par Sémélé, une mortelle aimée de Zeus. Héra, jalouse, pousse Sémélé à demander à Zeus de se montrer dans toute sa puissance divine. Zeus accepte, et Sémélé est aussitôt foudroyée, incapable de supporter la vision du dieu.
    Mais l’enfant qu’elle portait n’est pas perdu : Zeus récupère le fœtus et le coud dans sa cuisse pour qu’il termine sa gestation.
    De là vient l’expression : « né de la cuisse de Jupiter ».
     
    La naissance de Dionysos possède une portée symbolique profonde. Le fait qu’il soit arraché au ventre de sa mère Sémélé, puis recousu dans la cuisse de Zeus, signifie qu’il est un être double, à la frontière du mortel et du divin. Sa première gestation, humaine, est interrompue par la violence du sacré ; sa seconde gestation, dans le corps du dieu, lui confère une nature immortelle.
     
    Dionysos devient ainsi le symbole de la renaissance, de la transformation, et de la vie qui survit à la destruction. Être « né deux fois » fait de lui le dieu des passages, des métamorphoses, de l’excès vital qui traverse les limites et les réinvente. Sa naissance hors des voies naturelles — dans la cuisse d’un dieu — exprime aussi l’idée que la vie peut surgir là où rien ne l’attend, qu’elle déborde les formes établies et qu’elle se régénère en dépit des ruptures.
     
    Le mythe complet raconte que Sémélé, aimée de Zeus, est manipulée par Héra, jalouse, qui l’incite à demander à Zeus de se montrer dans toute sa puissance. Zeus, lié par son serment, apparaît dans son éclat divin, et Sémélé est foudroyée, incapable de supporter la vision. Zeus sauve alors l’enfant qu’elle portait, encore inachevé, et le coud dans sa cuisse pour qu’il termine sa croissance. Lorsque le terme arrive, il ouvre sa chair et met au monde Dionysos, désormais pleinement divin. Mais Héra poursuit sa vengeance : elle pousse les Titans à déchirer l’enfant en morceaux. Zeus les foudroie, récupère les restes, et Dionysos renaît une seconde fois, cette fois définitivement. Cette succession de morts et de renaissances fait de lui un dieu qui connaît l’épreuve, la fragmentation, la perte, et qui en ressort toujours transformé.
     
     
    Ainsi, la naissance de Dionysos n’est pas seulement un épisode mythologique : c’est une méditation sur la puissance du vivant, sur la fragilité des formes, et sur la capacité de la vie à se réinventer après la destruction. Dionysos est le dieu qui montre que rien n’est jamais définitivement perdu, que l’identité peut se reconstruire, et que la vie, même brisée, trouve toujours un chemin pour revenir.
     
    Le théâtre naît précisément pour mettre en scène ces passages, ces fractures, ces métamorphoses. Les Grecs voyaient dans la vie de Dionysos une vérité dramatique : l’existence humaine est faite de ruptures, de pertes, de reconstructions, de identités multiples. Le théâtre devient alors l’espace où ces tensions peuvent être montrées, explorées, comprises.
    Les fêtes dionysiaques, où l’on chantait et rejouait ses mythes, ont donné naissance aux premières formes de représentation. Mais plus profondément, Dionysos incarne le masque, la transformation, l’extase qui permet de devenir autre.
    Enfin, Dionysos est le dieu qui libère les émotions refoulées, qui fait surgir ce que la société cache. Le théâtre, héritier direct de son culte, devient le lieu où la communauté peut regarder ses propres contradictions, ses peurs, ses désirs, ses violences, sans se détruire.
    (Entre médiéval et renaissance)