KERMESSE AUX BOUDINS A BOSSUT
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Plusieurs chemins et sentiers de la commune de Grez-Doiceau ont fait l’objet de remblaiements dont la nature et les méthodes suscitent de vives interrogations parmi les usagers et les défenseurs des chemins ruraux.
Le 22 février 2025, un courrier a été adressé au Collège communal concernant le remblaiement du chemin n°6, dit Grande Chavée. Si une réponse partielle a été obtenue au sujet du respect des prescrits applicables aux terres de remblaiement, elle n’a pas permis de lever toutes les inquiétudes. En outre, la question du traitement global de la Chavée est restée, à ce jour, sans réponse.
Plus récemment, une nouvelle situation préoccupante a été signalée sur le chemin n°5, entre la rue des Moulins et le Centre sportif. Sur une quinzaine de mètres, des ornières ont été comblées à l’aide de matériaux manifestement inadaptés. Les observations de terrain font état de la présence de nombreux déchets, notamment des fragments de plastique, de carrelage et ce qui semble être des restes de béton étalés sur place.
Ces matériaux posent plusieurs problèmes majeurs. D’une part, leur composition est non conforme : les plastiques, soumis au passage des engins, aux rayonnements UV et aux cycles de gel et de dégel, se fragmentent progressivement en microplastiques. Ceux-ci contribuent à une contamination durable des sols agricoles, un phénomène déjà bien documenté par les études récentes sur les flux plastiques en agriculture. D’autre part, l’état physique de certains éléments — arêtes tranchantes, blocs irréguliers — représente un danger pour les usagers (marcheurs, cyclistes, cavaliers).
Les photographies prises sur place montrent par ailleurs que ces travaux de remblaiement ont été réalisés de manière structurée et étalée dans le temps, ce qui laisse supposer l’intervention de personnes disposant d’un certain savoir-faire technique. Cette situation exclut raisonnablement l’hypothèse d’un simple dépôt sauvage de déchets par un riverain isolé.
Au-delà du cas particulier de ces deux chemins, ces constats soulèvent une question de fond : comment sont entretenus les chemins publics et ruraux, et avec quels matériaux ? Les chemins et sentiers ne sont pas de simples voies de passage ; ils constituent un patrimoine collectif, écologique et paysager, dont la gestion doit respecter des normes strictes afin de préserver les sols, l’environnement et la sécurité des usagers.
Les associations et citoyens concernés attendent désormais des autorités communales une prise de position claire, ainsi que des mesures concrètes : d’une part pour corriger les situations problématiques existantes, et d’autre part pour éviter que de telles pratiques ne se reproduisent ailleurs sur le réseau de chemins et sentiers de la commune.
La vigilance des usagers reste, dans ce contexte, un élément essentiel pour la protection durable de ces espaces publics trop souvent négligés, mais pourtant indispensables à la mobilité douce et à la qualité de notre cadre de vie.
Toutes les informations sont fournies à titre indicatif et ne dispensent pas de leur vérification.
Utiliser des granulats contenant du plastique pour combler des ornières de chemin agricole est en général déconseillé, sauf s’il s’agit d’un produit routier spécifiquement formulé, certifié et mis en œuvre dans les règles, ce qui est loin des “gravats avec plastiques” habituels.
À partir de février, nouveaux horaires pour les bibliothèques. Venez nombreux profiter de lectures passionnantes