Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 2

  • QUAND JODOIGNE RETRACE L'HISOIRE DE SAINT-MEDARD

    Une DALLE FUNERAIRE , un HOMME, un ORDRE MILLENAIRE: à Saint-Médard, le temps s’est arrêté pour mieux nous raconter son histoire.
    Silencieuses et souvent oubliées, elles traversent les siècles. Au sol ou fixées aux murs des églises, elles conservent la mémoire de vies anciennes .
    Aujourd’hui, plongeons dans l’histoire d’une dalle funéraire dégagée lors de la restauration de l’église Saint -Médard dans les années 70, désormais installée sur le mur de l’absidiole de droite .
    Il s’agit de celle du Frère Jean Stassoul, décédé en 1611, avant-dernier profès de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
    On peut y lire l’épitaphe :
    "Hic Iacet sepultus frater Ioes Stassoul huius ecclesiie pasto[r]y qui obyt anno 16.. mensis die per orationem Dnicam et salutationem angelicam orate pro eo."
    "…ci-gît enseveli Frère Jean Stassoul, curé de cette église, qui décédé l’an 16… du mois de … le … Récitez pour lui l’oraison dominicale et la salutation angélique…".(2)
    Un bas-relief surmonte l’inscription, représentant le curé en habit de chœur (surplis, étole) agenouillé devant un calvaire. Ce monument de marbre noir de 98 cm de hauteur et de 77 cm de large est encastré dans le mur.
    Cette dalle témoigne de la présence séculaire de l’ordre et du destin d’un homme voué à la foi, dont le nom reste gravé dans la pierre au fil du temps.
    Mais, pourquoi les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem — futurs chevaliers de l’Ordre de Malte — ont-ils exercé la garde de Saint-Médard durant plus de cinq cents ans ?
    L’histoire de ce lieu remonte bien avant l’église actuelle. Le site révèle une stratification religieuse ininterrompue depuis l’Antiquité : une source sacrée gallo-romaine, dédiée aux forces de la nature, fut semble-t-il à l’origine d’un lieu de culte païen (la source du Modron). 
    Au VIIᵉ siècle, cette tradition païenne est christianisée et une première chapelle dédiée à Saint-Médard, évêque de Vermand, est élevée par les missionnaires .
    Puis, au XIIᵉ siècle, un geste va sceller le destin du lieu : le comte Gilles de Duras confie l’église et la paroisse aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem dont la vocation était de soigner les malades , accueillir et aider les plus vulnérables.
    Grâce à une donation de terres et de dîmes en 1173, ils s’établissent à Huppaye, hameau dépendant de Jodoigne au Moyen-Âge et bâtirent leur Hôpital au lieu-dit «Chant(e)raine», c’est à dire «endroit où chantent les grenouilles» (près du ruisseau Saint-Jean) et fondent l’une des plus anciennes et importantes Commanderies du pays : l’Hôpital de Chantraine, là où se trouve encore aujourd’hui l’imposante ferme de Chantraine.
    Ces grands bâtisseurs entreprennent la construction de l’église actuelle au XIIᵉ-XIIIᵉ siècle, sur un nouveau site, non loin du précédent, utilisant les matériaux locaux : le grès quartzite de Huppaye et la pierre de Gobertange. </p>
</section>
<section class=